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20 juillet 2026
Investir dans les jeunes Un partenariat à impact entre Chloé, Richemont et UNICEF Maroc
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20 juillet 2026
Des jeunes en situation de migration réussissent leur intégration au Maroc
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Communiqué de presse
20 juillet 2026
Quel Maroc en 2040 : Les jeunes identifient cinq priorités pour façonner l’avenir
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Les objectifs de développement durable au Maroc
Les objectifs de développement durable (ODD), également appelés objectifs mondiaux, constituent un appel universel à l'action visant à éliminer la pauvreté, à protéger la planète et à garantir à tous les peuples la paix et la prospérité. Ce sont aussi les objectifs de l'ONU au Maroc.
Histoire
28 avril 2026
Journée du Multilatéralisme à la Faculté des Sciences Juridiques, Economiques et Sociales de Rabat - Agdal
La Faculté de droit, d’économie et de sciences sociales d’Agdal a accueilli une conférence animée par le Directeur du Centre d’information des Nations Unies (CINU) à Rabat intitulée : « Le multilatéralisme au XXIᵉ siècle entre espoir et incertitude ».
Organisé en partenariat avec le Master de droit international et pratique diplomatique, l’événement a permis une réflexion collective sur les menaces existentielles qui pèsent sur le système multilatéral et la montée de l’ unilatéralisme.Les acquis de l’ONU et les réformes en coursDans son intervention, M.Fethi Debbabi, Directeur du Centre d'Infomation des Nations Unies, a passé en revue les moments clés dans la vie du système des Nations Unies au cours des 80 dernières années, tout en soulignant les efforts constants pour revitaliser le multilatéralisme et l’adapter à un monde profondément transformé depuis1948.Il a mis en avant les réformes engagées dans ce sens, notamment ceux entrepris depuis la 75ᵉ Assemblée générale, et qui été couronnés par l’adoption du Pacte pour l'avenir et ses annexes: le Pacte numérique mondial et de la Déclaration sur les générations futures, qui offrent une feuille de route réaliste pour une gouvernance multilatérale renouvelée, incluant l’architecture financière mondiale, les technologies émergentes et l’intelligence artificielle. Débat étudiant : héritage et critiquesLa conférence a suscité un débat animé parmi les étudiants. Les échanges ont porté sur l’héritage positif de l’ONU, mais aussi sur ses limites dans la gestion des conflits et des violations graves des droits humains, notamment à Gaza, au Liban ou en Iran.
Certains ont dénoncé l’ « instrumentalisation » de l’Organisation par certaines grandes puissances, soulevant des interrogations sur sa crédibilité et son efficacité, tandis que d’autres ont établi des parallèles inquiétants avec le sort de la Société des Nations.Le message central : s’adapter et innoverMalgré le scepticisme, une idée forte s’est imposée : la survie de l’ONU en tant qu’institution crédible dépend de sa capacité à s’adapter, se réformer et innover.
Pour la nouvelle génération de chercheurs et de diplomates, le défi est clair : défendre le multilatéralisme, renforcer l’inclusivité et garantir que le droit international prime sur la logique de la force brute.
Organisé en partenariat avec le Master de droit international et pratique diplomatique, l’événement a permis une réflexion collective sur les menaces existentielles qui pèsent sur le système multilatéral et la montée de l’ unilatéralisme.Les acquis de l’ONU et les réformes en coursDans son intervention, M.Fethi Debbabi, Directeur du Centre d'Infomation des Nations Unies, a passé en revue les moments clés dans la vie du système des Nations Unies au cours des 80 dernières années, tout en soulignant les efforts constants pour revitaliser le multilatéralisme et l’adapter à un monde profondément transformé depuis1948.Il a mis en avant les réformes engagées dans ce sens, notamment ceux entrepris depuis la 75ᵉ Assemblée générale, et qui été couronnés par l’adoption du Pacte pour l'avenir et ses annexes: le Pacte numérique mondial et de la Déclaration sur les générations futures, qui offrent une feuille de route réaliste pour une gouvernance multilatérale renouvelée, incluant l’architecture financière mondiale, les technologies émergentes et l’intelligence artificielle. Débat étudiant : héritage et critiquesLa conférence a suscité un débat animé parmi les étudiants. Les échanges ont porté sur l’héritage positif de l’ONU, mais aussi sur ses limites dans la gestion des conflits et des violations graves des droits humains, notamment à Gaza, au Liban ou en Iran.
Certains ont dénoncé l’ « instrumentalisation » de l’Organisation par certaines grandes puissances, soulevant des interrogations sur sa crédibilité et son efficacité, tandis que d’autres ont établi des parallèles inquiétants avec le sort de la Société des Nations.Le message central : s’adapter et innoverMalgré le scepticisme, une idée forte s’est imposée : la survie de l’ONU en tant qu’institution crédible dépend de sa capacité à s’adapter, se réformer et innover.
Pour la nouvelle génération de chercheurs et de diplomates, le défi est clair : défendre le multilatéralisme, renforcer l’inclusivité et garantir que le droit international prime sur la logique de la force brute.
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Histoire
07 mai 2026
Les Nations Unies lancent une nouvelle boussole du progrès
Le Groupe d’experts indépendant de haut niveau du Secrétaire général des Nations Unies sur l’« Au-delà du PIB » a dévoilé aujourd’hui un rapport historique proposant le premier cadre mondial pour mesurer le progrès autrement que par le seul Produit intérieur brut (PIB).Intitulé « Compter ce qui compte : une boussole du progrès pour les personnes et la planète », ce rapport présente un tableau de bord concis et immédiatement opérationnel, conçu pour compléter le PIB en intégrant des dimensions essentielles telles que le bien-être, l’équité, l’inclusion et la durabilité environnementale.« Le PIB ignore les inégalités et la pauvreté. Il ne rend pas compte de la dégradation environnementale. Il passe à côté des dimensions non monétaires du bien-être, comme la santé, l’éducation et la paix. »
— Nora Lustig, Co-présidente du Groupe d’expertsDepuis des décennies, le PIB est devenu l’indicateur central des politiques économiques et internationales. Mais il ne reflète pas les réalités sociales et environnementales. Le rapport répond à un mandat confié par les États membres dans le cadre du Pacte pour l’avenir (2024), qui appelait à la création d’indicateurs universels pour mesurer ce qui compte réellement pour les populations et la planète.« Ce rapport constitue une étape décisive dans la correction d’un angle mort persistant : la dépendance excessive au PIB. Il formule des recommandations concrètes pour mesurer ce qui compte réellement. »
— António Guterres, Secrétaire général de l’ONU Un outil pratique et universelLe tableau de bord proposé s’appuie sur le cadre des Objectifs de développement durable (ODD) et sur les systèmes statistiques existants, permettant aux gouvernements de l’utiliser immédiatement pour éclairer leurs décisions. Il met aussi en lumière des dimensions souvent négligées, comme les effets transfrontaliers, rappelant que le bien-être d’un pays dépend aussi des choix faits ailleurs.« Aller au-delà du PIB ne signifie pas renoncer à la croissance économique, mais refléter le progrès à travers l’éducation, la santé, la culture et la durabilité. »
— Kaushik Basu, Co-président du Groupe d’experts Prochaines étapesLes recommandations du rapport seront examinées par les États membres à l’Assemblée générale, afin de convenir d’un plan d’action pour faire évoluer les mesures du progrès aux niveaux national et international.🔗 Le rapport complet est disponible sur le site des Nations Unies : un.org/fr/page/documents
— Nora Lustig, Co-présidente du Groupe d’expertsDepuis des décennies, le PIB est devenu l’indicateur central des politiques économiques et internationales. Mais il ne reflète pas les réalités sociales et environnementales. Le rapport répond à un mandat confié par les États membres dans le cadre du Pacte pour l’avenir (2024), qui appelait à la création d’indicateurs universels pour mesurer ce qui compte réellement pour les populations et la planète.« Ce rapport constitue une étape décisive dans la correction d’un angle mort persistant : la dépendance excessive au PIB. Il formule des recommandations concrètes pour mesurer ce qui compte réellement. »
— António Guterres, Secrétaire général de l’ONU Un outil pratique et universelLe tableau de bord proposé s’appuie sur le cadre des Objectifs de développement durable (ODD) et sur les systèmes statistiques existants, permettant aux gouvernements de l’utiliser immédiatement pour éclairer leurs décisions. Il met aussi en lumière des dimensions souvent négligées, comme les effets transfrontaliers, rappelant que le bien-être d’un pays dépend aussi des choix faits ailleurs.« Aller au-delà du PIB ne signifie pas renoncer à la croissance économique, mais refléter le progrès à travers l’éducation, la santé, la culture et la durabilité. »
— Kaushik Basu, Co-président du Groupe d’experts Prochaines étapesLes recommandations du rapport seront examinées par les États membres à l’Assemblée générale, afin de convenir d’un plan d’action pour faire évoluer les mesures du progrès aux niveaux national et international.🔗 Le rapport complet est disponible sur le site des Nations Unies : un.org/fr/page/documents
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Histoire
07 mai 2026
De la forêt au safran, les ambassadrices de Skoura M’ Daz
Pour ce quatrième portrait de l'Année internationale de la femme agricultrice, nous partons au cœur du Moyen Atlas, à Skoura M'Daz, province de Boulemane. Là où les forêts de cèdres abritent encore le thym sauvage, l'armoise et le romarin, une femme a décidé de ne plus seulement cueillir mais de cultiver, distiller, transformer et commercialiser.Habiba Ntourine est présidente de la coopérative féminine Safirate Al Aachabe « les ambassadrices des plantes ». Son histoire est celle d'un basculement : du geste ancestral de la cueillette vers une chaîne de valeur complète des plantes aromatiques et médicinales, portée par un collectif de femmes rurales et soutenue par l'initiative « Agroécologie au féminin » de la FAO.Les cueilleuses de la forêtUn soir, seule chez elle, Habiba feuillette un vieux journal. Son regard tombe sur un mot : « ambassade ». Le lendemain, elle propose le nom aux cinq femmes qui l'accompagnent depuis le début : Safirate Al Aachabe, les ambassadrices des plantes. De six adhérentes en 2019, elles sont aujourd'hui quinze à porter le projet.Les premières années sont celles de la cueillette. Les femmes marchent jusqu'aux collines, ramassent le romarin sauvage, le thym, le genévrier. Mais Habiba observe : les intermédiaires arrachent les plantes jusqu'aux racines, la ressource s'amenuise. Alors elles font un choix qui va tout changer : passer de la cueillette à la culture. Et en 2024, elles osent le pari du safran. « On n'est plus les mêmes. Avant, on bricolait. Maintenant, on produit. On sait ce qu'on fait, on sait pourquoi on le fait, et quand je mets un flacon entre les mains de quelqu'un, je suis sûre à cent pour cent de ce qu'il y a dedans. »— Habiba NtourineLes ambassadrices du Moyen AtlasCe qui a changé va au-delà des machines et des formations. Aujourd'hui, quand une femme du village vient voir Habiba et lui dit « c'est mon mari qui m'a dit de venir, il m'a dit : regarde ce qu'elles font, ces femmes » quelque chose a bougé. Le nom de Skoura M'Daz circule désormais dans les salons et les foires. Des gens qui vivent ailleurs contactent la coopérative pour dire qu'ils sont fiers que leur village ait enfin un nom quelque part. Derrière ces plantes, il y a des mains. Derrière cette coopérative, il y a un collectif de femmes qui ont décidé de ne plus attendre. Comment le safran a-t-il changé la donne ? Comment le regard du village s'est-il transformé ? Tout est dans le portrait complet.« Qu'elles aient confiance en elles. Confiance en leurs capacités. Qu'elles s'accrochent à leur rêve. Celle qui a quelque chose en elle, qu'elle le montre — qu'elle ne le garde pas. Même si elle se trompe. On se trompe, on corrige, on recommence. Et on continue — jusqu'à ce qu'on y arrive. »- Habiba Ntourine
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Histoire
20 juillet 2026
Investir dans les jeunes Un partenariat à impact entre Chloé, Richemont et UNICEF Maroc
Au Maroc, accompagner les jeunes dans le développement de leurs compétences constitue un investissement stratégique pour favoriser une croissance inclusive et durable. À travers le programme Skills4Girls, soutenu par la maison Chloé et sa maison-mère Richemont, et déployé au niveau national sous l’appellation Maharate, l’UNICEF Maroc œuvre à renforcer les compétences de vie, d’innovation et d’entrepreneuriat social des adolescentes et des jeunes, en particulier celles et ceux issus de milieux vulnérables.Mis en œuvre avec le leadership du ministère de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication, ce programme illustre comment un partenariat public–privé engagé peut générer un impact tangible et durable, pleinement aligné avec les priorités nationales et les Objectifs de développement durable.Une approche centrée sur l’action et les compétencesMaharate repose sur une conviction forte: les compétences s’acquièrent durablement lorsque les jeunes apprennent en agissant. Le programme place les participantes et participants au cœur du processus, en les invitant à partir des défis concrets de leur environnement — quartiers, écoles et communautés — pour concevoir et tester des solutions innovantes.Encadrés par des mentors, les jeunes développent des compétences clés aujourd’hui requises pour une insertion socio-professionnelle réussie: communication, leadership, esprit critique, travail en équipe, gestion de projet, compétences numériques et entrepreneuriat social. Une attention particulière est accordée à la levée des obstacles qui freinent encore la participation des filles, notamment à travers le travail avec les familles et sur les normes sociales.Le bootcamp national: l’aboutissement d’un accompagnement personnalisé illustrant l’impact du partenariatDu 12 au 15 novembre 2025, un bootcamp national Maharate s’est tenu au Centre Al Alia à Mohammedia. Il a réuni 22 groupes de jeunes issus de cinq régions du Royaume, accompagnés par 20 mentors engagés. Ces jeunes ont été identifiés à travers un appel à projet faisant suite à un processus de sensibilisation et de formation étalé sur 5 mois, durant lequel les jeunes ont été amenés à travailler sur diverses compétences transversales.Pendant plusieurs jours, le centre Al Alia s’est transformé en véritable laboratoire d’innovations sociales. Les jeunes ont travaillé sur des problématiques locales et présenté leurs projets devant un jury indépendant.« Parmi les défis que nous avions identifiés, nous en avons priorisé un que nous avons essayé de résoudre à travers les idées que nous avons explorées en équipe. Avec nos mentors, nous nous sommes attelés à transformer nos idées en projet. Dans le futur, nous l’appliquerons cette approche aussi dans la réalité quotidienne et nous allons transmettre cet apprentissage à d’autres jeunes de notre région», explique Roumaysae Arfoune jeune participante au bootcamp.Pour beaucoup de jeunes, il s’agissait d’une première expérience de prise de parole publique, illustrant le passage de la formation à l’action, et de la confiance en soi à l’engagement comme l’indique Nizar Bouqssim :«durant la première étape du programme, j’ai pu développer plusieurs compétences de vie dont la gestion des relations et du temps. Dans une deuxième étape, nous avons travaillé pour trouver des solutions à des problèmes que l’on rencontre dans notre environnement proche mais aussi plus dans nos communautés de manière générale ». La présence d’une délégation de Chloé, Richemont et UNICEF a mis en lumière la portée concrète du partenariat : un investissement qui se traduit directement par des compétences renforcées, une capacité accrue d’initiative et une projection positive vers l’avenir.Un partenariat inscrit dans les systèmes et les politiques publiquesAu-delà du bootcamp, le partenariat s’inscrit dans une dynamique institutionnelle plus large. Les échanges menés à l’occasion de la visite de Chloe à Rabat et Tanger avec les partenaires nationaux ont montré comment l’appui du secteur privé contribue à renforcer des structures publiques existantes, notamment les centres de jeunesse et les foyers féminins. Le ministère de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication a d’ailleurs exprimé sa volonté d’inscrire ce programme dans l’offre des maisons de jeunes et dans le curriculum des foyers féminins. Cette approche systémique garantit que l’impact dépasse les bénéficiaires directs pour s’inscrire dans la durée, au service de milliers de jeunes, avec une attention particulière portée aux adolescentes les plus vulnérables. Le rôle stratégique du secteur privéDepuis plusieurs années, Chloé et Richemont soutiennent les programmes de l’UNICEF au Maroc visant à accompagner les jeunes dans leur transition vers l’autonomie et l’employabilité. Maharate illustre le rôle clé que peut jouer le secteur privé lorsqu’il s’engage aux côtés des institutions publiques et de l’UNICEF, notamment en renforçant les compétences des jeunes, en favorisant l’innovation sociale et en soutenant l’engagement citoyen.Investir aujourd’hui pour créer l’avenirCe partenariat démontre qu’investir dans les compétences des jeunes — et en particulier des filles — constitue à la fois un choix responsable et porteur de valeur à long terme. En donnant aux jeunes les moyens de comprendre leur environnement et d’agir pour le transformer, il contribue à bâtir des sociétés plus inclusives, résilientes et prospères. « À travers les voix qui ont pris part à ce programme, c’est toute la promesse du partenariat entre Chloé et UNICEF au Maroc qui s’est exprimée: donner aux jeunes les moyens de comprendre le monde qui les entoure, de le transformer et de se projeter avec confiance vers l’avenir », conclut Laura Bill Représentante de l’UNICEF au Maroc.
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20 juillet 2026
Des jeunes en situation de migration réussissent leur intégration au Maroc
« Je travaille dur, parce que je n’ai pas fait tout ce chemin pour rien. Je pense à mes parents tous les jours. Même si je suis seul ici, je ne suis plus perdu. Je suis en vie. Et j’avance. » Raconte Ahmed.À seulement 18 ans, Ahmed incarne la force, la résilience et l’espoir d’une jeunesse en quête de dignité. Originaire de Guinée, il a fui son pays après l’instabilité politique survenue à la suite de la transition du 5 septembre 2021. Laissant derrière lui sa mère, il a entrepris un long voyage de plus d’un an, traversant plusieurs frontières pour finalement arriver au Maroc à l’âge de 16 ans.Quatre mois après son arrivée, Ahmed trouve refuge à Tétouan, dans le nord du Maroc. Il est accueilli par l’Association pour la Protection de l’Enfance et la Sensibilisation de la Famille (APISF), dans le cadre du projet Himaya wa Tamkine, un programme cofinancé par l’Union européenne et en appui technique par l’UNICEF Maroc, les partenaires institutionnels et la société civile.Ce projet vise à renforcer les dispositifs de protection au niveau territorial, à améliorer la coordination avec le système judiciaire adapté aux normes des droits de l’enfant, et à garantir un accès équitable aux services de prise en charge de qualité, continus et accessibles pour tous les enfants vulnérables, y compris ceux en conflit avec la loi, les victimes de violence et les enfants migrants. Mis en œuvre depuis janvier 2025, le projet s’étale sur une durée de 30 mois.Une nouvelle vie du jeune Ahmed à TétouanAhmed partage son quotidien avec d’autres enfants en situation vulnérable marocains et en situation de migration, dans un esprit de cohabitation et de solidarité.Grâce à une prise en charge complète et intégrée, Ahmed suit une formation en électricité de bâtiment, participe à des activités sportives et culturelles (football), et bénéficie d’un encadrement social et psychologique. Il est aujourd’hui impliqué dans le projet Himaya wa Tamkine soutenu par l’UNICEF Maroc, l’union européenne, les institutionnels et de la société civile, qui œuvre pour la promotion des droits des enfants en situation de migration et leur accès inclusive à des services essentiels de qualité.Meriem Saadi, « en tant que coordinatrice du centre APISF, j’ai le privilège d’accompagner chaque jour des enfants et adolescent·e·s venus d’horizons divers, porteurs d’histoires parfois douloureuses, mais animés d’une incroyable force de vie ».Une reconnaissance méritée
Ahmed incarne cette jeunesse migrante résiliente, courageuse et pleine d’espoir, qui aspire à une vie digne et épanouie au Maroc.« Je rêve qu’il y ait beaucoup plus de centres comme l’APISF au Maroc, pour que des jeunes comme moi puissent être soutenus, accompagnés, et ne se sentent jamais seuls. Aujourd’hui, je suis fier d’avoir obtenu mon diplôme, et encore plus heureux de le célébrer avec mes ami·e·s marocain·e·s et ceux venus d’ailleurs ».
La célébration des jeunes diplômés marocains et des enfants en situation de migration a eu lieu au centre Zaytoune à Tétouan le 2 juillet 2025, à l'occasion de la visite conjointe de l’UNICEF et de l’Union européenne. Cet événement a mis en lumière les réussites et les parcours transformateurs des enfants soutenus par l’association APISF dans le cadre du projet Himaya wa Tamkine.Lors de la célébration avec les jeunes, la représentante de l’UNICEF Mme Laura Bill a précisé « la première étape de ma première mission sur le terrain au Maroc a constitué pour moi une expérience humaine spéciale. Le mercredi 2 juillet, j’ai été à la rencontre d’enfants d’une résilience sans égale. Au centre Zaytoune à Tétouan nous avons célébré les succès et les parcours transformateurs des enfants soutenus par l’association APISF dans le cadre du projet Himaya wa Tamkine que nous déployons en partenariat avec Union européenne au Maroc».
Une jeunesse à soutenirCe projet incarne un modèle de prise en charge inclusive, intégrée et centrée sur l’enfant, qui accompagne les jeunes en situation de vulnérabilité dans la construction de leurs projets de vie. Mis en œuvre à Tétouan, ce modèle repose sur une approche participative et un partenariat interinstitutionnel local fort.Cette expérience réussie illustre l’importance d’une coordination efficace entre les différents acteurs pour l’orientation, le suivi et la réinsertion des enfants. Elle s’inscrit pleinement dans le respect des principes du dispositif national de protection de l’enfance et des directives du protocole territorial de protection de l’enfance, tout en garantissant l’intérêt supérieur de chaque enfant.
Ahmed incarne cette jeunesse migrante résiliente, courageuse et pleine d’espoir, qui aspire à une vie digne et épanouie au Maroc.« Je rêve qu’il y ait beaucoup plus de centres comme l’APISF au Maroc, pour que des jeunes comme moi puissent être soutenus, accompagnés, et ne se sentent jamais seuls. Aujourd’hui, je suis fier d’avoir obtenu mon diplôme, et encore plus heureux de le célébrer avec mes ami·e·s marocain·e·s et ceux venus d’ailleurs ».
La célébration des jeunes diplômés marocains et des enfants en situation de migration a eu lieu au centre Zaytoune à Tétouan le 2 juillet 2025, à l'occasion de la visite conjointe de l’UNICEF et de l’Union européenne. Cet événement a mis en lumière les réussites et les parcours transformateurs des enfants soutenus par l’association APISF dans le cadre du projet Himaya wa Tamkine.Lors de la célébration avec les jeunes, la représentante de l’UNICEF Mme Laura Bill a précisé « la première étape de ma première mission sur le terrain au Maroc a constitué pour moi une expérience humaine spéciale. Le mercredi 2 juillet, j’ai été à la rencontre d’enfants d’une résilience sans égale. Au centre Zaytoune à Tétouan nous avons célébré les succès et les parcours transformateurs des enfants soutenus par l’association APISF dans le cadre du projet Himaya wa Tamkine que nous déployons en partenariat avec Union européenne au Maroc».
Une jeunesse à soutenirCe projet incarne un modèle de prise en charge inclusive, intégrée et centrée sur l’enfant, qui accompagne les jeunes en situation de vulnérabilité dans la construction de leurs projets de vie. Mis en œuvre à Tétouan, ce modèle repose sur une approche participative et un partenariat interinstitutionnel local fort.Cette expérience réussie illustre l’importance d’une coordination efficace entre les différents acteurs pour l’orientation, le suivi et la réinsertion des enfants. Elle s’inscrit pleinement dans le respect des principes du dispositif national de protection de l’enfance et des directives du protocole territorial de protection de l’enfance, tout en garantissant l’intérêt supérieur de chaque enfant.
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15 juillet 2026
Quand une question peut changer une vie : ASK MARWA, l’alliée numérique des jeunes filles
“J’avais beaucoup de questions sur les transformations de mon corps, sur ce qui est normal ou inquiétant. Mais je me heurtais souvent au silence ou à des réponses vagues”, confie Maryem, une jeune fille originaire de la commune de Biougra, province de Chtouka-Aït Baha.“Dans des contextes marqués par des normes sociales discriminatoires, le corps reste souvent entouré de silence. On grandit avec l’idée que questionner les changements que nous vivons est inapproprié, voire interdit”, explique-t-elle.À la commune d’Akka, Fatima Zahra a grandi en gardant ses questions en silence. Face aux changements de son corps, elle avançait dans l’incertitude, avec peu d’informations fiables et de nombreuses appréhensions. Elle savait pourtant que comprendre son corps était un droit, et que ses interrogations étaient naturelles et légitimes. Mais la peur du regard des autres, du rejet et du stigma l’empêchait de demander de l’aide. “ Pendant des années, j’ai vécu mes règles comme un secret lourd à porter, dans un environnement où les menstruations étaient souvent associées au silence, à la honte et à la gêne ”, confie-t-elle. “ Mon corps changeait, des questions me traversaient, mais je n’osais pas les poser.” Beaucoup de filles commencent la puberté sans les connaissances de base nécessaires pour comprendre les transformations qui se produisent dans leurs corps. Le stigma qui entoure la menstruation et le manque d’accès à des sources fiables d’information font que des questions essentielles sur la santé menstruelle, la santé sexuelle et reproductive et le bien-être général restent sans réponse. Pour répondre à cette problématique, le chatbot ASK MARWA a été conçu comme un espace d’échange numérique sûr, gratuit, confidentiel et adapté aux adolescents. Il leur permet d’accéder à une information fiable sur la santé menstruelle et la santé sexuelle et reproductive, tout en facilitant leur orientation vers les services disponibles, notamment les services de santé sexuelle et reproductive et de prise en charge des violences basées sur le genre, dans le respect de leurs droits, de leur dignité et de leur intimité. Cette action a été initiée par le Project SOAR en étroite collaboration avec le Ministère de la Santé et de la Protection Sociale, dans le cadre du Projet SAFEERA appuyé par l’UNFPA au Maroc avec le soutien des Affaires mondiales du Canada.Maryem saisit son téléphone et se connecte à ASK MARWA. Certaines questions la préoccupent encore. Elle les pose et obtient des réponses en quelques instants. Elle sourit. Parce que cette découverte a marqué un tournant décisif dans sa vie.“Ce n’est pas qu’un outil numérique, c’est un espace sûr que je n’avais jamais trouvé ailleurs. Pour la première fois, j’ai reçu des réponses claires, sans jugement, dans une langue que je comprends”, se réjouit Maryem.Grâce à cet outil, Maryem a pu mieux comprendre les transformations liées à l’adolescence, dissipant les peurs et la gêne. “Aujourd’hui, je suis convaincue que la connaissance est la première étape vers la liberté. Cet outil m’a aidée à me protéger et à prendre des décisions éclairées, loin de la peur”, affirme-t-elle.Cette « intelligence numérique » ne se limite pas à transmettre des connaissances : elle renforce la confiance des jeunes filles et leur capacité à faire des choix informés concernant leur santé et leur avenir. L’information fiable devient ainsi un véritable bouclier contre la désinformation et un levier de résilience face aux idées reçues et aux perceptions limitantes.“La découverte de ASK MARWA a tout changé. Pour la première fois, j’ai compris mon corps, grâce à des explications simples et fiables”, confirme Fatima Zahra.Le chatbot l’a également aidée à déconstruire les idées reçues qui influençaient négativement ses habitudes de santé, notamment pendant les menstruations.“J’ai appris à distinguer ce qui est normal de ce qui doit alerter, et à prendre soin de moi de manière saine et sécurisée”, explique-t-elle.Aujourd’hui, Fatima Zahra, Maryem et d’autres filles adoptent un regard plus informé et serein sur les menstruations. L’accès à des informations fiables leur a permis de mieux comprendre leurs corps et de lever certaines appréhensions. Cette connaissance renforce leur autonomie, leur confiance et leur capacité à prendre des décisions éclairées concernant leur santé et leur bien-être.Un premier pas vers l’autonomisation, mais aussi un levier essentiel pour renforcer l’accès à l’information et aux services, protéger la santé et le bien-être des adolescentes, et contribuer à la prévention des mariages précoces. Son impact peut influencer durablement les perspectives d’avenir des jeunes filles, de leurs familles et de leurs communautés.Cette histoire publiée à l'occasion du lancement officiel du chatbot ASK MARWA, est extraite du 4e numéro du Magazine “Résilience : Quand les filles deviennent actrices du changement”, paru sur l'impact du Projet SAFEERA, mis en œuvre au Maroc, avec l’appui du Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA) et le soutien des Affaires mondiales du Canada.
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Histoire
08 juillet 2026
Rapport ODD 2026 – Une décennie après l’Agenda 2030
Un bilan franc et contrasté Dix ans après l’engagement mondial pour l’Agenda 2030, les avancées sont tangibles : accès élargi à l’eau potable, à l’assainissement, à l’électricité et à Internet, protection sociale couvrant plus de la moitié de la population mondiale, recul du VIH et de la mortalité infantile. Ces réussites prouvent que la coopération internationale transforme les vies.La force des données Grâce à une base mondiale de plus de 3 millions de points, les pays disposent désormais d’outils pour cibler les interventions et rendre des comptes. Les données révèlent les progrès mais aussi les écarts persistants.Des écarts préoccupants Près de la moitié des cibles progressent trop lentement. L’extrême pauvreté touche encore 1 personne sur 10, l’insécurité alimentaire 2,3 milliards de personnes, et aucun objectif d’égalité des genres n’est sur la bonne voie.Des vents contraires puissants Le climat, les conflits et la baisse de l’aide publique au développement fragilisent les acquis : +1,43 °C en 2025, 118 millions de personnes déplacées, chute de 23 % de l’APD.La voie à suivre Replacer les ODD au cœur des décisions mondiales :Mobiliser 4 000 milliards $ par an via l’Engagement de Séville et la réforme de la finance.Exploiter les technologies numériques et l’IA dans le Cadre de Medellín pour atteindre les plus vulnérables.Accélérer la transition énergétique et l’égalité des sexes.Mettre la paix au premier ordre.Un dernier effort décisif , La transformation est possible. Les réussites mondiales montrent que la tâche n’est pas de découvrir le chemin, mais de trouver la volonté collective de l’emprunter.
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Histoire
02 juillet 2026
L’IA progresse plus vite que notre capacité à la maîtriser, alerte l'ONU
L’intelligence artificielle ne se contente plus d’écrire des textes, de générer des images ou d’aider à programmer. Elle commence à agir seule, à prendre des décisions, à collaborer avec d’autres systèmes et, parfois, à contourner les consignes qui lui sont données. Pour la première fois, un groupe scientifique indépendant mandaté par l’Assemblée générale des Nations Unies estime que les capacités de l’IA progressent désormais plus rapidement que la science et les gouvernements ne sont capables de les comprendre et de les encadrer.Présenté mercredi au siège de l’ONU à New York, ce rapport préliminaire, rédigé par 40 chercheurs issus du monde entier, se veut le premier état des lieux mondial des promesses et des dangers de cette technologie. Son ambition n’est pas de dicter une politique, mais de fournir aux États une base scientifique commune au moment où ils s’apprêtent à engager les premières négociations internationales sur la gouvernance de l’intelligence artificielle.Pour le Secrétaire général de l’ONU, cette évaluation intervient à un moment charnière. « Plus l’intelligence artificielle progresse sans règles communes, moins les gouvernements et les peuples auront leur mot à dire sur son devenir », a averti António Guterres lors d'une conférence de presse organisée à cette occasion. Son message aux États est sans ambiguïté : « N’attendez pas ».Le diagnostic est sans appel. « Les capacités de l’IA dépassent désormais la compréhension scientifique et la capacité des gouvernements à s’adapter », a résumé Yoshua Bengio, chercheur canadien considéré comme l’un des pères de l’apprentissage profond et coprésident du groupe d’experts. « Face aux preuves croissantes de comportements trompeurs de certains systèmes, la science ne peut aujourd’hui garantir que, à mesure que leurs capacités augmentent, l’IA ne provoquera pas de dommages catastrophiques, de son propre fait ou sous l’effet d’utilisateurs malveillants ».Une technologie qui change de natureLe rapport décrit une rupture plus profonde que l’arrivée de ChatGPT fin 2022. L’IA ne se limite plus à répondre aux questions des utilisateurs. Les chercheurs voient émerger des « agents » capables d’exécuter des tâches complexes avec une autonomie croissante : naviguer sur Internet, utiliser des logiciels, écrire du code, conduire des recherches ou coordonner d’autres intelligences artificielles.Cette évolution, soulignent-ils, déplace le problème. Le risque n’est plus seulement que l’IA fournisse une mauvaise réponse, mais qu’elle mène des actions dans le monde réel avec une supervision humaine de plus en plus réduite. Or les outils permettant de vérifier que ces systèmes resteront sous contrôle accusent un retard croissant sur leurs performances.Les auteurs du rapport relèvent déjà plusieurs signaux préoccupants. Dans des environnements expérimentaux, certains modèles ont appris à dissimuler leurs véritables capacités lors d’évaluations de sécurité, à tromper leurs évaluateurs ou à contourner des instructions destinées à les empêcher d’être désactivés. Ils rappellent qu’il n’existe aujourd’hui « aucune garantie scientifique » permettant d’assurer que des systèmes très autonomes resteront durablement contrôlables.Des bénéfices considérables mais inégalement répartisLe rapport ne se résume pourtant pas à une mise en garde. Les scientifiques recensent les progrès déjà obtenus grâce à l’IA : découverte accélérée de nouveaux médicaments, amélioration du dépistage du cancer, soutien aux personnels de santé dans des régions où les médecins manquent, gains de productivité dans la recherche scientifique ou encore aide à la prévision des sécheresses et des maladies agricoles.Mais ces bénéfices ne tombent pas du ciel. Ils apparaissent là où existent déjà des infrastructures numériques, des données, des institutions solides et une main-d’œuvre formée. Ailleurs, préviennent les auteurs, la même technologie risque surtout d’aggraver les fractures existantes.Le contraste est saisissant. Plus d'un milliard de personnes utilisent désormais chaque semaine des outils conversationnels d'IA. Pourtant, la quasi-totalité des modèles les plus avancés est développée aux États-Unis et en Chine, tandis que 75 % de la puissance de calcul des 500 plus grands supercalculateurs consacrés à l’IA est concentrée aux États-Unis. Une grande partie du monde en développement demeure dépendante de systèmes qu’elle ne peut ni concevoir, ni auditer, ni adapter pleinement à ses langues ou à ses besoins.« Cette technologie est porteuse de transformations profondes, mais si le monde poursuit sa trajectoire actuelle, l’humanité ne récoltera pas les bénéfices qu’elle promet », a averti Maria Ressa, journaliste philippine, prix Nobel de la paix et coprésidente du groupe d’experts. « Les risques pour nos sociétés, pour la sécurité et pour notre espèce sont trop élevés, et les forces qui accélèrent le développement de l’IA ne sont pas celles qui permettront d’en partager les bénéfices ».Cette trajectoire n'a pourtant rien d'inéluctable. Mais sans investissements dans les infrastructures, les compétences et les capacités publiques, l’IA risque moins de réduire les écarts que de les amplifier.« Les bénéfices apparaissent là où existent déjà les institutions, les compétences et les données », a souligné à l’occasion de la sortie du rapport Amandeep Singh Gill, l’envoyé spécial du Secrétaire général de l’ONU pour les technologies numériques. « Là où ce n’est pas le cas, cette même technologie peut déplacer les travailleurs, creuser les inégalités et rendre des communautés dépendantes de systèmes conçus sans elles ».Désinformation, manipulation et santé mentaleLe rapport réserve également plusieurs pages aux risques déjà observables.Les chercheurs s’inquiètent de la multiplication des contenus pédopornographiques générés par l’IA, de l’explosion des « deepfakes », ces images ou vidéos à caractère sexuel manipulées grâce à l’IA qui visent majoritairement les femmes, de l’utilisation croissante de l’IA dans les cyberattaques, mais aussi de son influence sur le débat public. Selon eux, la technologie facilite désormais la fabrication industrielle de faux consensus, l’érosion progressive de la frontière entre le vrai et le faux et la personnalisation de campagnes de manipulation d’une ampleur inédite.Les scientifiques attirent aussi l’attention sur un phénomène moins connu : la « complaisance » de certains agents conversationnels. Conçus pour satisfaire leurs utilisateurs, ces systèmes tendent parfois à conforter leurs convictions, même lorsqu’elles sont manifestement erronées ou dangereuses. Le rapport cite plusieurs incidents graves liés à la santé mentale, dont des décès documentés, et appelle à mieux encadrer ces usages.Agir sans attendreLe chef de l’ONU voit dans cette première évaluation scientifique le point de départ d’un processus plus large. Le rapport sera présenté la semaine prochaine à Genève, lors du premier dialogue mondial de l’ONU sur la gouvernance de l’intelligence artificielle, où les États membres sont appelés à jeter les bases d’un cadre international de coopération. Il a également annoncé qu’il présenterait prochainement de nouvelles propositions destinées à aider les pays à développer leurs capacités face à cette technologie.Le diagnostic du panel tient finalement en une formule simple. L’humanité ne peut plus invoquer l’ignorance.« La science est là », a conclu António Guterres. « Nous ne pouvons plus dire que nous ne savions pas. Ce que nous en ferons dépend désormais de nous tous ».
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Communiqué de presse
20 juillet 2026
Quel Maroc en 2040 : Les jeunes identifient cinq priorités pour façonner l’avenir
Rabat, le 20 juillet 2026 - Dans le prolongement de la célébration de la Journée mondiale de la population (11 juillet) et de la Journée mondiale des compétences des jeunes (15 juillet), l’UNFPA, Fonds des Nations Unies pour la Population, au Maroc a réuni une trentaine de jeunes, âgés de 15 à 30 ans, lors d'un atelier participatif pour croiser leurs visions de l'avenir avec les tendances majeures qui se profilent pour le pays à l'horizon 2040. Cette consultation s'inscrit dans l'exercice de prospective stratégique (Futures Trends Analysis) mené par l'UNFPA au Maroc depuis novembre 2025. Elle constitue une étape clé de sa phase de consultation externe, associant institutions publiques, société civile, et jeunesse afin d'identifier les grandes tendances susceptibles de façonner les futurs possibles du Maroc.Cette consultation vient dans un contexte marqué par la publication d’une nouvelle étude mondiale de l’UNFPA, Lives, Choices and Futures, qui met en lumière les aspirations et les préoccupations des jeunes adultes face aux transformations démographiques. Basée sur une enquête menée auprès de plus de 108 000 personnes âgées de 18 à 39 ans dans 73 pays, le rapport de l’étude appelle à recentrer le débat sur les changements démographiques en privilégiant des politiques publiques qui créent les conditions permettant aux jeunes de réaliser leurs projets de vie, notamment à travers des investissements dans l’éducation, l’emploi, le logement, la santé sexuelle et reproductive et la protection sociale.Dans son allocution d'ouverture, M. Mahdi Halmi, Chef du Bureau de l'UNFPA au Maroc, a souligné le rôle central des jeunes dans la construction de l'avenir du Royaume, à un moment où le pays traverse une fenêtre démographique porteuse d'opportunités. Il a rappelé que la capacité du pays à transformer cette transition démographique en gains durables dépendra des investissements consentis aujourd'hui dans la santé, les compétences et le potentiel des jeunes.Répartis en groupes de travail, les jeunes ont réfléchi aux opportunités qu'ils entrevoient pour leur génération, à leurs préoccupations pour l'avenir, aux populations dont les besoins demeurent insuffisamment pris en compte, ainsi qu'aux actions prioritaires à entreprendre au cours des cinq prochaines années. Les participants représentaient la diversité de la jeunesse marocaine : étudiants, jeunes entrepreneurs, chercheurs, volontaires associatifs, jeunes NEET, migrants, réfugiés et jeunes en situation de handicap. Les jeunes ont fait émerger cinq priorités pour le Maroc à l'horizon 2040 : une éducation de qualité créatrice d'opportunités, un accès équitable à la santé et à la prévention, une gouvernance transparente portée par la transformation digitale, une économie plus inclusive, incluant l'économie des soins, ainsi qu'une plus grande équité territoriale face aux défis du changement climatique, des domaines qui rejoignent les tendances identifiées par l'exercice de prospective stratégique de l'UNFPA. Les enseignements de cette consultation contribueront à nourrir le prochain programme de coopération entre l’UNFPA et le Maroc (2028-2032), tout en renforçant la place de la jeunesse dans les réflexions prospectives et les politiques publiques visant à préparer le Maroc de demain.
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Communiqué de presse
08 juin 2026
AVIS AUX MÉDIAS
Marrakech, 8 juin – Les journalistes sont invités à couvrir le deuxième Forum international des procureurs luttant contre la traite des personnes et le trafic de migrants, qui se tiendra du 9 au 11 juin à Marrakech, Maroc.L’événement sera ouvert par S.E. Abdellatif Ouahbi, ministre de la Justice du Maroc ; S.E. Hicham Balaoui, Président du Ministère public ; et M. Ilias Chatzis, Chef par intérim de la Section de la criminalité organisée de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC).Organisé par l’ONUDC avec le soutien financier de l’Union européenne, le Forum réunira des procureurs de plus de 60 pays afin de renforcer la coopération internationale contre les réseaux criminels organisés impliqués dans la traite des personnes et le trafic de migrants.Durant trois jours, les participants examineront les tendances émergentes et les méthodes criminelles en évolution, notamment l’utilisation croissante des plateformes numériques, des communications chiffrées et du recrutement en ligne par les réseaux de traite et de trafic.Les discussions porteront également sur le renforcement des enquêtes financières pour tracer et confisquer les profits criminels, l’amélioration du partage de preuves transfrontalières et le développement d’enquêtes et de poursuites conjointes.Le Forum permettra aux participants d’échanger leurs expériences opérationnelles, d’identifier les défis communs et de développer des mécanismes plus solides de coordination régionale et internationale, tout en dotant les procureurs d’outils et de stratégies pratiques pour répondre plus efficacement à des affaires transnationales de plus en plus complexes et en renforçant les efforts mondiaux pour démanteler les réseaux criminels qui exploitent les personnes vulnérables à des fins lucratives.Les journalistes sont invités à assister à l’ouverture du Forum et à interviewer certains participantsPour l’accréditation des médias et les demandes d’interviews, veuillez contacter :
Mme Alejandra Silva
Chargée d’information publique
Section Traite des personnes et trafic de migrants – ONUDC
Email : alejandra.silvagarduno@un.org
Mme Alejandra Silva
Chargée d’information publique
Section Traite des personnes et trafic de migrants – ONUDC
Email : alejandra.silvagarduno@un.org
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Communiqué de presse
16 avril 2026
Signature d’une declaration d’engagements communs entre l’initiative nationale pour le developpement humain et le systeme des Nations Unies pour le developpement
Rabat, le 16 avril 2026 – Dans un contexte marqué par la mise en œuvre du Nouveau Modèle de Développement du Royaume du Maroc et l’accélération des réformes en matière de développement humain, le Ministère de l’Intérieur, à travers la Coordination nationale de l’Initiative Nationale pour le Développement Humain (INDH), et le Système des Nations Unies pour le Développement au Maroc (SNUD) , ont réaffirmé aujourd’hui à Rabat leur engagement commun en faveur d’un partenariat stratégique renforcé au service d’un développement humain durable, inclusif et équitable.La signature de la Déclaration d’Engagements Communs marque une nouvelle étape dans la consolidation de la coopération entre l’INDH et le SNUD. Elle s’inscrit en alignement avec le cadre de Coopération des Nations Unies pour le Développement Durable (UNSDCF 2023-2027) et traduit une volonté partagée de renforcer des interventions plus intégrées, innovantes et orientées vers l’impact.Cette dynamique repose sur une vision commune centrée sur la territorialisation des politiques publiques, la réduction des inégalités sociales et territoriales, ainsi que l’amélioration de l’efficacité des interventions en matière de développement humain, en cohérence avec les orientations du Nouveau Modèle de Développement du Royaume du Maroc.La Déclaration d’Engagements Communs structure la coopération autour de quatre domaines prioritaires :Inclusion économique et sociale, notamment à travers l’autonomisation des jeunes et des femmes, le soutien à l’entrepreneuriat et la promotion de l’économie sociale et solidaire ; Éducation inclusive et de qualité, avec un accent sur la réduction des inégalités d’accès, la contribution à la lutte contre le décrochage scolaire et l’amélioration des conditions d’apprentissage dans les territoires vulnérables ; Accès équitable aux services de santé de base, en renforçant les approches communautaires et en intégrant les déterminants sociaux de la santé ; Renforcement des capacités institutionnelles et de gouvernance, notamment en matière de suivi et d’évaluation, de gestion des données et de modernisation des systèmes d’information. Un mécanisme conjoint de gouvernance sera mis en place afin d’assurer le suivi stratégique et opérationnel de cette Déclaration, à travers un Comité de Pilotage coprésidé par le Wali-coordinateur national de l’INDH et la Coordonnatrice résidente du Système des Nations Unies pour le Développement au Maroc, ainsi qu’un Comité technique dédié à la mise en œuvre des initiatives convenues.Cette Déclaration illustre la volonté commune des deux institutions de faire du partenariat INDH–SNUD un levier structurant au service de l’accélération du développement humain au Maroc. Bureau de la Coordinatrice Résidente du Système des Nations Unies pour le Développement au Maroc Monsieur Anass El Yamani, Partnerships and Development Finance Officer Email : anass.elyamani@un.org Tél 0668 52629
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Communiqué de presse
08 janvier 2026
Lancement du rapport sur la situation et les perspectives de l'économie mondiale en 2026 (World Economic Situation and Prospects, WESP)
New York, le 8 janvier 2026 – Selon le rapport sur la situation et les perspectives de l'économie mondiale en 2026 (World Economic Situation and Prospects, WESP) publié ce jour par les Nations Unies, la production économique mondiale devrait croître de 2,7 % en 2026, soit légèrement moins que les 2,8 % estimés pour 2025 et bien en deçà de la moyenne de 3,2 % enregistrée avant la pandémie. En 2025, une résilience inattendue face à la forte augmentation des droits de douane aux États Unis, soutenue par la solidité des dépenses de consommation et le ralentissement de l'inflation, a contribué à soutenir la croissance. Cependant, des faiblesses sous-jacentes persistent. La faiblesse des investissements et la marge de manœuvre budgétaire limitée pèsent sur l'activité économique, faisant craindre que l'économie mondiale ne s’engage durablement dans une trajectoire de croissance plus lente qu'avant la pandémie. Le rapport note qu'un apaisement partiel des tensions commerciales a contribué à limiter les perturbations du commerce international. Toutefois, l'impact de la hausse des droits de douane, associé à des incertitudes macroéconomiques accrues, devrait devenir plus évident en 2026. De plus, si les conditions financières se sont détendues grâce à l'assouplissement monétaire et à l'amélioration du sentiment économique, les risques restent élevés compte tenu des valorisations tendues, en particulier dans les secteurs liés aux progrès rapides de l'intelligence artificielle. Parallèlement, le niveau élevé de la dette et les coûts d'emprunt limitent la marge de manœuvre politique, en particulier pour de nombreuses économies en développement. « Une combinaison des tensions économiques, géopolitiques et technologiques est en train de remodeler le paysage mondial, générant une nouvelle incertitude économique et des vulnérabilités sociales », relève le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres. « De nombreuses économies en développement continuent de connaître des difficultés et, par 1 conséquent, les progrès vers la réalisation des Objectifs de développement durable restent lointains pour une grande partie du monde. » Perspectives économiques régionales : une expansion globalement stable, mais inégale La croissance économique aux États-Unis devrait atteindre 2,0 % en 2026, contre 1,9 % en 2025, soutenue par l'assouplissement monétaire et budgétaire. Toutefois, le ralentissement du marché du travail devrait peser sur la dynamique. Dans l'Union européenne, la croissance économique devrait s'établir à 1,3 % en 2026, soit une baisse de 1,5 % par rapport à 2025, car la hausse des droits de douane américains et l'incertitude géopolitique persistante freinent les exportations. Au Japon, la production devrait augmenter de 0,9 % en 2026, contre 1,2 % en 2025, une modeste reprise intérieure compensant en partie la détérioration des conditions extérieures. Dans la Communauté des États indépendants et en Géorgie, la croissance devrait s'établir à 2,1 % en 2026, pratiquement inchangée par rapport à 2025, même si la guerre en Ukraine continue de peser sur les conditions macroéconomiques. En Asie de l'Est, la croissance devrait s'établir à 4,4 % en 2026, contre 4,9 % en 2025, à mesure que l'effet stimulant des exportations anticipées s'estompe. L'économie chinoise devrait croître de 4,6 %, soit un peu moins qu'en 2025, grâce à des mesures politiques ciblées. En Asie du Sud, la croissance devrait s'établir à 5,6 % en 2026, en baisse par rapport à 5,9 %, sous l'impulsion de l'expansion de 6,6 % de l'Inde, soutenue par une consommation résiliente et des investissements publics substantiels. En Afrique, la production devrait croître de 4,0 % en 2026, en légère hausse par rapport à 3,9 % en 2025 ; toutefois, l'endettement élevé et les chocs liés au climat constituent des risques importants. En Asie occidentale, le PIB devrait croître de 4,1 % en 2026, contre 3,4 % en 2025, mais la région reste exposée à des tensions géopolitiques et à des risques sécuritaires. En Amérique latine et dans les Caraïbes, la production devrait augmenter de 2,3 % en 2026, en légère baisse par rapport aux 2,4 % enregistrés en 2025, dans un contexte de croissance modérée de la demande des consommateurs et de légère reprise des investissements. Le commerce international confronté à des vents contraires ; les investissements restent modérés Le commerce mondial s'est montré résilient en 2025, avec une croissance de 3,8 % supérieure aux prévisions malgré une incertitude politique élevée et une hausse des droits de douane. Cette expansion a été tirée par les exportations anticipées en début d'année et par la forte croissance du commerce des services. Toutefois, cette dynamique devrait s'essouffler et l’on s’attend à un ralentissement de la croissance du commerce à 2,2 % en 2026. 2 Dans le même temps, la croissance des investissements est restée modérée dans la plupart des régions, pénalisée par les tensions géopolitiques et les conditions budgétaires restrictives. L'assouplissement monétaire et les mesures budgétaires ciblées ont soutenu les investissements dans certaines économies, tandis que les progrès rapides de l'intelligence artificielle ont alimenté des poches de dépenses d'investissement importantes sur quelques grands marchés. Le rapport met toutefois en garde contre le fait que les gains potentiels de l'IA, lorsqu'ils se concrétiseront, risquent d'être répartis de manière inégale, ce qui pourrait aggraver les inégalités structurelles existantes. L'inflation continue de ralentir, mais les pressions sur le coût de la vie persistent Le rapport souligne également que les prix élevés restent un défi mondial majeur, même si la désinflation s'est poursuivie. L'inflation globale est passée de 4,0 % en 2024 à environ 3,4 % en 2025 et devrait encore ralentir pour s'établir à 3,1 % en 2026. Si l'inflation globale s'est modérée, la hausse des prix continue de peser sur les revenus réels. Contrairement à la flambée mondiale synchronisée des années précédentes, les tendances inflationnistes sont devenues plus inégales, influencées par des goulets d'étranglement récurrents dans l'offre dans un contexte de risques géopolitiques et climatiques croissants. Les décideurs politiques sont confrontés à un paysage inflationniste de plus en plus complexe, où les risques liés à l'offre exigent une approche mieux coordonnée et plus prospective. La politique monétaire reste centrale, mais elle doit s'accompagner de cadres budgétaires crédibles et de mesures sociales ciblées pour protéger les groupes vulnérables. Les politiques sectorielles jouent également un rôle en développant les capacités de production et en renforçant les chaînes d'approvisionnement, en particulier dans les domaines de l'alimentation, de l'énergie et de la logistique. Une action coordonnée entre les politiques monétaires, budgétaires et industrielles sera essentielle pour gérer les pressions persistantes sur les prix sans compromettre la stabilité sociale ou la croissance à long terme. « Même si l'inflation recule, les prix élevés et toujours en hausse continuent d'éroder le pouvoir d'achat des plus vulnérables », relève Li Junhua, Secrétaire général adjoint des Nations Unies aux affaires économiques et sociales. « Pour que la baisse de l'inflation se traduise par de réelles améliorations pour les ménages, il faut préserver les dépenses essentielles, renforcer la concurrence sur les marchés et s'attaquer aux facteurs structurels à l'origine des chocs récurrents sur les prix. » Appel à une action multilatérale renouvelée Le rapport souligne que, pour traverser une ère de réalignements commerciaux, de pressions persistantes sur les prix et de chocs climatiques, une coordination mondiale renforcée et une 3 action collective décisive seront indispensables, à un moment où les tensions géopolitiques s'intensifient, où les politiques se replient sur elles-mêmes et où l'élan en faveur de solutions multilatérales s'affaiblit. Des progrès durables dépendront du rétablissement de la confiance, du renforcement de la prévisibilité et du renouvellement de l'engagement en faveur d'un système commercial multilatéral ouvert et fondé sur des règles. L'Engagement de Séville, document final issu de la Quatrième Conférence internationale sur le financement du développement, propose une feuille de route prospective pour renforcer la coopération multilatérale, réformer l'architecture financière internationale et accroître le financement du développement. La mise en œuvre de ses priorités clés – notamment des modalités de restructuration de la dette plus claires et un élargissement du financement concessionnel et climatique – est essentielle pour réduire les risques systémiques et favoriser une économie mondiale plus stable et équitable. ~ Le rapport sur la situation et les perspectives de l'économie mondiale en 2026 sera disponible le 8 janvier à 12h45 (heure de New York) sur le site desapublications.un.org. Hashtag : #WorldEconomyReport Contacts presse : Martin Samaan, Département de la communication globale de l’ONU, samaanm@un.org Helen Rosengren, Département des affaires économiques et sociales de l’ONU, rosengrenh@un.org 4
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Communiqué de presse
10 décembre 2025
Célébration de la semaine mondiale de sensibilisation à la résistance aux antimicrobiens (RAM) du 18 au 24 novembre 2025
– Rabat, 19 novembre 2025 – A l’occasion de la semaine mondiale de sensibilisation à la résistance aux antimicrobiens (RAM), l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et l’Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) au Maroc organisent une série d’activités afin de sensibiliser un large éventail d’audiences à l’importance de la lutte contre le phénomène de la résistance aux antimicrobiens. Entre le 18 et le 24 novembre, des actions de sensibilisation et de plaidoyer seront organisées ciblant le grand public, les professionnels de la santé humaine et animale, et les étudiants en médecine et médecine vétérinaire. Organisées sous le thème « Agissons maintenant : protégeons notre présent, sécurisons notre avenir », ces actions ont pour objectif de souligner l’importance et l’urgence d’agir de manière concertée pour faire face à la RAM. La RAM s’impose comme l’une des menaces globales les plus graves pour la santé mondiale, la sécurité alimentaire et l’environnement. La RAM survient lorsque des bactéries, des champignons et des parasites ne répondent plus aux antimicrobiens. En raison de cette résistance, les antibiotiques et autres agents antimicrobiens deviennent inefficaces, ce qui augmente le risque de propagation de maladies graves et de décès. Dans la Région de la Méditerranée orientale, les chiffres sont alarmants. Les dernières données du Système mondial de surveillance de la résistance aux antimicrobiens et de l’utilisation des antimicrobiens (GLASS) de l’OMS révèlent qu’en 2023, près d’une infection bactérienne sur trois dans la région était résistante aux antibiotiques, l’un des taux les plus élevés au monde. Une action à l’échelle mondiale La Semaine mondiale de sensibilisation à la RAM est une campagne regroupant l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), l’Organisation mondiale de la santé animale (OMSA) et le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE). Elle vise à sensibiliser et à améliorer la compréhension de la RAM, et à encourager la prise d’initiatives à l’échelle mondiale en mettant en avant l’approche «Une seule santé» intégrant la santé humaine, animale, végétale et environnementale. Le thème de cette année, « Agissons maintenant : protégeons notre présent, sécurisons notre avenir », souligne l’urgence d’une action audacieuse et concertée pour lutter contre la RAM et appelle à transformer les engagements en interventions concrètes qui sauvent des vies : améliorer la surveillance de la résistance, promouvoir l’utilisation prudente et responsable des antimicrobiens, investir pour garantir un accès équitable aux médicaments, aux diagnostics et aux vaccins de qualité, et mettre en œuvre des mesures efficaces de biosécurité, de prévention et de contrôle des infections dans les domaines de la santé humaine, animale et environnementale. Qu’il s’agisse des professionnels de santé, des responsables hospitaliers, des agriculteurs, des industriels ou des individus ; chaque action compte. À cette occasion, l’OMS et la FAO appellent : • Les professionnels de santé humaine et animale à prescrire les antimicrobiens de manière responsable et à sensibiliser les patients à leur bon usage. • Les décideurs à financer les programmes RAM, à appliquer les réglementations limitant les abus et à soutenir l’innovation. • Les agriculteurs-éleveurs à adopter des pratiques de biosécurité, de prévention, et d’utilisation raisonnée des antimicrobiens. • Les industriels à préserver l’environnement en souscrivant au traitement des eaux usées. • Les individus à adopter une bonne hygiène, en ne prenant les antimicrobiens que sur prescription médicale, et en maintenant leurs vaccinations à jour. • Les médias à diffuser des informations fiables et à mettre en avant les réussites. Pour en savoir plus sur la résistance aux antimicrobiens, visitez : https://www.who.int/fr/news-room/fact-sheets/detail/antimicrobial-resistance
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