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08 juillet 2026
Rapport ODD 2026 – Une décennie après l’Agenda 2030
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02 juillet 2026
L’IA progresse plus vite que notre capacité à la maîtriser, alerte l'ONU
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02 juillet 2026
Quand les filles deviennent actrices du changement
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Les objectifs de développement durable au Maroc
Les objectifs de développement durable (ODD), également appelés objectifs mondiaux, constituent un appel universel à l'action visant à éliminer la pauvreté, à protéger la planète et à garantir à tous les peuples la paix et la prospérité. Ce sont aussi les objectifs de l'ONU au Maroc.
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28 avril 2026
Journée du Multilatéralisme à la Faculté des Sciences Juridiques, Economiques et Sociales de Rabat - Agdal
La Faculté de droit, d’économie et de sciences sociales d’Agdal a accueilli une conférence animée par le Directeur du Centre d’information des Nations Unies (CINU) à Rabat intitulée : « Le multilatéralisme au XXIᵉ siècle entre espoir et incertitude ».
Organisé en partenariat avec le Master de droit international et pratique diplomatique, l’événement a permis une réflexion collective sur les menaces existentielles qui pèsent sur le système multilatéral et la montée de l’ unilatéralisme.Les acquis de l’ONU et les réformes en coursDans son intervention, M.Fethi Debbabi, Directeur du Centre d'Infomation des Nations Unies, a passé en revue les moments clés dans la vie du système des Nations Unies au cours des 80 dernières années, tout en soulignant les efforts constants pour revitaliser le multilatéralisme et l’adapter à un monde profondément transformé depuis1948.Il a mis en avant les réformes engagées dans ce sens, notamment ceux entrepris depuis la 75ᵉ Assemblée générale, et qui été couronnés par l’adoption du Pacte pour l'avenir et ses annexes: le Pacte numérique mondial et de la Déclaration sur les générations futures, qui offrent une feuille de route réaliste pour une gouvernance multilatérale renouvelée, incluant l’architecture financière mondiale, les technologies émergentes et l’intelligence artificielle. Débat étudiant : héritage et critiquesLa conférence a suscité un débat animé parmi les étudiants. Les échanges ont porté sur l’héritage positif de l’ONU, mais aussi sur ses limites dans la gestion des conflits et des violations graves des droits humains, notamment à Gaza, au Liban ou en Iran.
Certains ont dénoncé l’ « instrumentalisation » de l’Organisation par certaines grandes puissances, soulevant des interrogations sur sa crédibilité et son efficacité, tandis que d’autres ont établi des parallèles inquiétants avec le sort de la Société des Nations.Le message central : s’adapter et innoverMalgré le scepticisme, une idée forte s’est imposée : la survie de l’ONU en tant qu’institution crédible dépend de sa capacité à s’adapter, se réformer et innover.
Pour la nouvelle génération de chercheurs et de diplomates, le défi est clair : défendre le multilatéralisme, renforcer l’inclusivité et garantir que le droit international prime sur la logique de la force brute.
Organisé en partenariat avec le Master de droit international et pratique diplomatique, l’événement a permis une réflexion collective sur les menaces existentielles qui pèsent sur le système multilatéral et la montée de l’ unilatéralisme.Les acquis de l’ONU et les réformes en coursDans son intervention, M.Fethi Debbabi, Directeur du Centre d'Infomation des Nations Unies, a passé en revue les moments clés dans la vie du système des Nations Unies au cours des 80 dernières années, tout en soulignant les efforts constants pour revitaliser le multilatéralisme et l’adapter à un monde profondément transformé depuis1948.Il a mis en avant les réformes engagées dans ce sens, notamment ceux entrepris depuis la 75ᵉ Assemblée générale, et qui été couronnés par l’adoption du Pacte pour l'avenir et ses annexes: le Pacte numérique mondial et de la Déclaration sur les générations futures, qui offrent une feuille de route réaliste pour une gouvernance multilatérale renouvelée, incluant l’architecture financière mondiale, les technologies émergentes et l’intelligence artificielle. Débat étudiant : héritage et critiquesLa conférence a suscité un débat animé parmi les étudiants. Les échanges ont porté sur l’héritage positif de l’ONU, mais aussi sur ses limites dans la gestion des conflits et des violations graves des droits humains, notamment à Gaza, au Liban ou en Iran.
Certains ont dénoncé l’ « instrumentalisation » de l’Organisation par certaines grandes puissances, soulevant des interrogations sur sa crédibilité et son efficacité, tandis que d’autres ont établi des parallèles inquiétants avec le sort de la Société des Nations.Le message central : s’adapter et innoverMalgré le scepticisme, une idée forte s’est imposée : la survie de l’ONU en tant qu’institution crédible dépend de sa capacité à s’adapter, se réformer et innover.
Pour la nouvelle génération de chercheurs et de diplomates, le défi est clair : défendre le multilatéralisme, renforcer l’inclusivité et garantir que le droit international prime sur la logique de la force brute.
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07 mai 2026
Les Nations Unies lancent une nouvelle boussole du progrès
Le Groupe d’experts indépendant de haut niveau du Secrétaire général des Nations Unies sur l’« Au-delà du PIB » a dévoilé aujourd’hui un rapport historique proposant le premier cadre mondial pour mesurer le progrès autrement que par le seul Produit intérieur brut (PIB).Intitulé « Compter ce qui compte : une boussole du progrès pour les personnes et la planète », ce rapport présente un tableau de bord concis et immédiatement opérationnel, conçu pour compléter le PIB en intégrant des dimensions essentielles telles que le bien-être, l’équité, l’inclusion et la durabilité environnementale.« Le PIB ignore les inégalités et la pauvreté. Il ne rend pas compte de la dégradation environnementale. Il passe à côté des dimensions non monétaires du bien-être, comme la santé, l’éducation et la paix. »
— Nora Lustig, Co-présidente du Groupe d’expertsDepuis des décennies, le PIB est devenu l’indicateur central des politiques économiques et internationales. Mais il ne reflète pas les réalités sociales et environnementales. Le rapport répond à un mandat confié par les États membres dans le cadre du Pacte pour l’avenir (2024), qui appelait à la création d’indicateurs universels pour mesurer ce qui compte réellement pour les populations et la planète.« Ce rapport constitue une étape décisive dans la correction d’un angle mort persistant : la dépendance excessive au PIB. Il formule des recommandations concrètes pour mesurer ce qui compte réellement. »
— António Guterres, Secrétaire général de l’ONU Un outil pratique et universelLe tableau de bord proposé s’appuie sur le cadre des Objectifs de développement durable (ODD) et sur les systèmes statistiques existants, permettant aux gouvernements de l’utiliser immédiatement pour éclairer leurs décisions. Il met aussi en lumière des dimensions souvent négligées, comme les effets transfrontaliers, rappelant que le bien-être d’un pays dépend aussi des choix faits ailleurs.« Aller au-delà du PIB ne signifie pas renoncer à la croissance économique, mais refléter le progrès à travers l’éducation, la santé, la culture et la durabilité. »
— Kaushik Basu, Co-président du Groupe d’experts Prochaines étapesLes recommandations du rapport seront examinées par les États membres à l’Assemblée générale, afin de convenir d’un plan d’action pour faire évoluer les mesures du progrès aux niveaux national et international.🔗 Le rapport complet est disponible sur le site des Nations Unies : un.org/fr/page/documents
— Nora Lustig, Co-présidente du Groupe d’expertsDepuis des décennies, le PIB est devenu l’indicateur central des politiques économiques et internationales. Mais il ne reflète pas les réalités sociales et environnementales. Le rapport répond à un mandat confié par les États membres dans le cadre du Pacte pour l’avenir (2024), qui appelait à la création d’indicateurs universels pour mesurer ce qui compte réellement pour les populations et la planète.« Ce rapport constitue une étape décisive dans la correction d’un angle mort persistant : la dépendance excessive au PIB. Il formule des recommandations concrètes pour mesurer ce qui compte réellement. »
— António Guterres, Secrétaire général de l’ONU Un outil pratique et universelLe tableau de bord proposé s’appuie sur le cadre des Objectifs de développement durable (ODD) et sur les systèmes statistiques existants, permettant aux gouvernements de l’utiliser immédiatement pour éclairer leurs décisions. Il met aussi en lumière des dimensions souvent négligées, comme les effets transfrontaliers, rappelant que le bien-être d’un pays dépend aussi des choix faits ailleurs.« Aller au-delà du PIB ne signifie pas renoncer à la croissance économique, mais refléter le progrès à travers l’éducation, la santé, la culture et la durabilité. »
— Kaushik Basu, Co-président du Groupe d’experts Prochaines étapesLes recommandations du rapport seront examinées par les États membres à l’Assemblée générale, afin de convenir d’un plan d’action pour faire évoluer les mesures du progrès aux niveaux national et international.🔗 Le rapport complet est disponible sur le site des Nations Unies : un.org/fr/page/documents
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07 mai 2026
De la forêt au safran, les ambassadrices de Skoura M’ Daz
Pour ce quatrième portrait de l'Année internationale de la femme agricultrice, nous partons au cœur du Moyen Atlas, à Skoura M'Daz, province de Boulemane. Là où les forêts de cèdres abritent encore le thym sauvage, l'armoise et le romarin, une femme a décidé de ne plus seulement cueillir mais de cultiver, distiller, transformer et commercialiser.Habiba Ntourine est présidente de la coopérative féminine Safirate Al Aachabe « les ambassadrices des plantes ». Son histoire est celle d'un basculement : du geste ancestral de la cueillette vers une chaîne de valeur complète des plantes aromatiques et médicinales, portée par un collectif de femmes rurales et soutenue par l'initiative « Agroécologie au féminin » de la FAO.Les cueilleuses de la forêtUn soir, seule chez elle, Habiba feuillette un vieux journal. Son regard tombe sur un mot : « ambassade ». Le lendemain, elle propose le nom aux cinq femmes qui l'accompagnent depuis le début : Safirate Al Aachabe, les ambassadrices des plantes. De six adhérentes en 2019, elles sont aujourd'hui quinze à porter le projet.Les premières années sont celles de la cueillette. Les femmes marchent jusqu'aux collines, ramassent le romarin sauvage, le thym, le genévrier. Mais Habiba observe : les intermédiaires arrachent les plantes jusqu'aux racines, la ressource s'amenuise. Alors elles font un choix qui va tout changer : passer de la cueillette à la culture. Et en 2024, elles osent le pari du safran. « On n'est plus les mêmes. Avant, on bricolait. Maintenant, on produit. On sait ce qu'on fait, on sait pourquoi on le fait, et quand je mets un flacon entre les mains de quelqu'un, je suis sûre à cent pour cent de ce qu'il y a dedans. »— Habiba NtourineLes ambassadrices du Moyen AtlasCe qui a changé va au-delà des machines et des formations. Aujourd'hui, quand une femme du village vient voir Habiba et lui dit « c'est mon mari qui m'a dit de venir, il m'a dit : regarde ce qu'elles font, ces femmes » quelque chose a bougé. Le nom de Skoura M'Daz circule désormais dans les salons et les foires. Des gens qui vivent ailleurs contactent la coopérative pour dire qu'ils sont fiers que leur village ait enfin un nom quelque part. Derrière ces plantes, il y a des mains. Derrière cette coopérative, il y a un collectif de femmes qui ont décidé de ne plus attendre. Comment le safran a-t-il changé la donne ? Comment le regard du village s'est-il transformé ? Tout est dans le portrait complet.« Qu'elles aient confiance en elles. Confiance en leurs capacités. Qu'elles s'accrochent à leur rêve. Celle qui a quelque chose en elle, qu'elle le montre — qu'elle ne le garde pas. Même si elle se trompe. On se trompe, on corrige, on recommence. Et on continue — jusqu'à ce qu'on y arrive. »- Habiba Ntourine
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08 juillet 2026
Rapport ODD 2026 – Une décennie après l’Agenda 2030
Un bilan franc et contrasté Dix ans après l’engagement mondial pour l’Agenda 2030, les avancées sont tangibles : accès élargi à l’eau potable, à l’assainissement, à l’électricité et à Internet, protection sociale couvrant plus de la moitié de la population mondiale, recul du VIH et de la mortalité infantile. Ces réussites prouvent que la coopération internationale transforme les vies.La force des données Grâce à une base mondiale de plus de 3 millions de points, les pays disposent désormais d’outils pour cibler les interventions et rendre des comptes. Les données révèlent les progrès mais aussi les écarts persistants.Des écarts préoccupants Près de la moitié des cibles progressent trop lentement. L’extrême pauvreté touche encore 1 personne sur 10, l’insécurité alimentaire 2,3 milliards de personnes, et aucun objectif d’égalité des genres n’est sur la bonne voie.Des vents contraires puissants Le climat, les conflits et la baisse de l’aide publique au développement fragilisent les acquis : +1,43 °C en 2025, 118 millions de personnes déplacées, chute de 23 % de l’APD.La voie à suivre Replacer les ODD au cœur des décisions mondiales :Mobiliser 4 000 milliards $ par an via l’Engagement de Séville et la réforme de la finance.Exploiter les technologies numériques et l’IA dans le Cadre de Medellín pour atteindre les plus vulnérables.Accélérer la transition énergétique et l’égalité des sexes.Mettre la paix au premier ordre.Un dernier effort décisif , La transformation est possible. Les réussites mondiales montrent que la tâche n’est pas de découvrir le chemin, mais de trouver la volonté collective de l’emprunter.
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02 juillet 2026
L’IA progresse plus vite que notre capacité à la maîtriser, alerte l'ONU
L’intelligence artificielle ne se contente plus d’écrire des textes, de générer des images ou d’aider à programmer. Elle commence à agir seule, à prendre des décisions, à collaborer avec d’autres systèmes et, parfois, à contourner les consignes qui lui sont données. Pour la première fois, un groupe scientifique indépendant mandaté par l’Assemblée générale des Nations Unies estime que les capacités de l’IA progressent désormais plus rapidement que la science et les gouvernements ne sont capables de les comprendre et de les encadrer.Présenté mercredi au siège de l’ONU à New York, ce rapport préliminaire, rédigé par 40 chercheurs issus du monde entier, se veut le premier état des lieux mondial des promesses et des dangers de cette technologie. Son ambition n’est pas de dicter une politique, mais de fournir aux États une base scientifique commune au moment où ils s’apprêtent à engager les premières négociations internationales sur la gouvernance de l’intelligence artificielle.Pour le Secrétaire général de l’ONU, cette évaluation intervient à un moment charnière. « Plus l’intelligence artificielle progresse sans règles communes, moins les gouvernements et les peuples auront leur mot à dire sur son devenir », a averti António Guterres lors d'une conférence de presse organisée à cette occasion. Son message aux États est sans ambiguïté : « N’attendez pas ».Le diagnostic est sans appel. « Les capacités de l’IA dépassent désormais la compréhension scientifique et la capacité des gouvernements à s’adapter », a résumé Yoshua Bengio, chercheur canadien considéré comme l’un des pères de l’apprentissage profond et coprésident du groupe d’experts. « Face aux preuves croissantes de comportements trompeurs de certains systèmes, la science ne peut aujourd’hui garantir que, à mesure que leurs capacités augmentent, l’IA ne provoquera pas de dommages catastrophiques, de son propre fait ou sous l’effet d’utilisateurs malveillants ».Une technologie qui change de natureLe rapport décrit une rupture plus profonde que l’arrivée de ChatGPT fin 2022. L’IA ne se limite plus à répondre aux questions des utilisateurs. Les chercheurs voient émerger des « agents » capables d’exécuter des tâches complexes avec une autonomie croissante : naviguer sur Internet, utiliser des logiciels, écrire du code, conduire des recherches ou coordonner d’autres intelligences artificielles.Cette évolution, soulignent-ils, déplace le problème. Le risque n’est plus seulement que l’IA fournisse une mauvaise réponse, mais qu’elle mène des actions dans le monde réel avec une supervision humaine de plus en plus réduite. Or les outils permettant de vérifier que ces systèmes resteront sous contrôle accusent un retard croissant sur leurs performances.Les auteurs du rapport relèvent déjà plusieurs signaux préoccupants. Dans des environnements expérimentaux, certains modèles ont appris à dissimuler leurs véritables capacités lors d’évaluations de sécurité, à tromper leurs évaluateurs ou à contourner des instructions destinées à les empêcher d’être désactivés. Ils rappellent qu’il n’existe aujourd’hui « aucune garantie scientifique » permettant d’assurer que des systèmes très autonomes resteront durablement contrôlables.Des bénéfices considérables mais inégalement répartisLe rapport ne se résume pourtant pas à une mise en garde. Les scientifiques recensent les progrès déjà obtenus grâce à l’IA : découverte accélérée de nouveaux médicaments, amélioration du dépistage du cancer, soutien aux personnels de santé dans des régions où les médecins manquent, gains de productivité dans la recherche scientifique ou encore aide à la prévision des sécheresses et des maladies agricoles.Mais ces bénéfices ne tombent pas du ciel. Ils apparaissent là où existent déjà des infrastructures numériques, des données, des institutions solides et une main-d’œuvre formée. Ailleurs, préviennent les auteurs, la même technologie risque surtout d’aggraver les fractures existantes.Le contraste est saisissant. Plus d'un milliard de personnes utilisent désormais chaque semaine des outils conversationnels d'IA. Pourtant, la quasi-totalité des modèles les plus avancés est développée aux États-Unis et en Chine, tandis que 75 % de la puissance de calcul des 500 plus grands supercalculateurs consacrés à l’IA est concentrée aux États-Unis. Une grande partie du monde en développement demeure dépendante de systèmes qu’elle ne peut ni concevoir, ni auditer, ni adapter pleinement à ses langues ou à ses besoins.« Cette technologie est porteuse de transformations profondes, mais si le monde poursuit sa trajectoire actuelle, l’humanité ne récoltera pas les bénéfices qu’elle promet », a averti Maria Ressa, journaliste philippine, prix Nobel de la paix et coprésidente du groupe d’experts. « Les risques pour nos sociétés, pour la sécurité et pour notre espèce sont trop élevés, et les forces qui accélèrent le développement de l’IA ne sont pas celles qui permettront d’en partager les bénéfices ».Cette trajectoire n'a pourtant rien d'inéluctable. Mais sans investissements dans les infrastructures, les compétences et les capacités publiques, l’IA risque moins de réduire les écarts que de les amplifier.« Les bénéfices apparaissent là où existent déjà les institutions, les compétences et les données », a souligné à l’occasion de la sortie du rapport Amandeep Singh Gill, l’envoyé spécial du Secrétaire général de l’ONU pour les technologies numériques. « Là où ce n’est pas le cas, cette même technologie peut déplacer les travailleurs, creuser les inégalités et rendre des communautés dépendantes de systèmes conçus sans elles ».Désinformation, manipulation et santé mentaleLe rapport réserve également plusieurs pages aux risques déjà observables.Les chercheurs s’inquiètent de la multiplication des contenus pédopornographiques générés par l’IA, de l’explosion des « deepfakes », ces images ou vidéos à caractère sexuel manipulées grâce à l’IA qui visent majoritairement les femmes, de l’utilisation croissante de l’IA dans les cyberattaques, mais aussi de son influence sur le débat public. Selon eux, la technologie facilite désormais la fabrication industrielle de faux consensus, l’érosion progressive de la frontière entre le vrai et le faux et la personnalisation de campagnes de manipulation d’une ampleur inédite.Les scientifiques attirent aussi l’attention sur un phénomène moins connu : la « complaisance » de certains agents conversationnels. Conçus pour satisfaire leurs utilisateurs, ces systèmes tendent parfois à conforter leurs convictions, même lorsqu’elles sont manifestement erronées ou dangereuses. Le rapport cite plusieurs incidents graves liés à la santé mentale, dont des décès documentés, et appelle à mieux encadrer ces usages.Agir sans attendreLe chef de l’ONU voit dans cette première évaluation scientifique le point de départ d’un processus plus large. Le rapport sera présenté la semaine prochaine à Genève, lors du premier dialogue mondial de l’ONU sur la gouvernance de l’intelligence artificielle, où les États membres sont appelés à jeter les bases d’un cadre international de coopération. Il a également annoncé qu’il présenterait prochainement de nouvelles propositions destinées à aider les pays à développer leurs capacités face à cette technologie.Le diagnostic du panel tient finalement en une formule simple. L’humanité ne peut plus invoquer l’ignorance.« La science est là », a conclu António Guterres. « Nous ne pouvons plus dire que nous ne savions pas. Ce que nous en ferons dépend désormais de nous tous ».
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02 juillet 2026
Quand les filles deviennent actrices du changement
À travers le Maroc, des adolescentes prennent la parole, brisent les tabous et ouvrent la voie vers un avenir plus égalitaire. Le magazine Résilience N°4, publié dans le cadre du projet SAFEERA avec l’appui de l’UNFPA et d’Affaires mondiales Canada, raconte leurs parcours et leurs victoires. Quand les filles s’exprimentDe Akka à Oujda, des jeunes filles comme Meryem et Simane osent parler de leur corps, de la santé menstruelle et de leurs droits. Elles militent contre le mariage d’enfants et défendent l’accès à une information fiable. Dounia, 17 ans, a parcouru 800 km pour plaider à Rabat en faveur de meilleures conditions d’hygiène menstruelle dans les écoles. Salima, 18 ans, appelle à une législation stricte pour protéger les filles et garantir leur liberté de choix. ASK MARWA : un allié numériqueLe chatbot ASK MARWA offre un espace sûr et confidentiel où les adolescentes peuvent poser leurs questions sur la santé sexuelle et reproductive. Maryem témoigne : « Pour la première fois, j’ai reçu des réponses claires, sans jugement. » Fatima Zahra ajoute : « J’ai compris mon corps grâce à des explications simples et fiables. » Les communes en actionDans l’Oriental, plusieurs communes deviennent des « amies des droits des filles » :Naïma : mise en place du transport scolaire pour réduire le décrochage.Oulad Settout : installation de fontaines publiques pour libérer les filles de la corvée d’eau.Nador : écoles de la « deuxième chance » pour reprendre les études.Berkane : centres de formation et extension de l’éclairage public (de 5 000 à 15 000 points lumineux) pour renforcer la sécurité des filles. Ambassadrices du changementDes jeunes filles deviennent leaders communautaires :Habiba, facilitatrice à Massa, accompagne les adolescentes dans leurs parcours.Imane, originaire de Berkane, participe désormais à l’élaboration des politiques locales.Hanane, 17 ans, encadre d’autres filles à Nador après avoir retrouvé espoir grâce aux écoles de la « deuxième chance ».Impact du projet SAFEERARéduction du décrochage scolaire et des mariages précoces.Création d’espaces sûrs pour l’expression et l’apprentissage.Participation active des filles aux dialogues communautaires et aux politiques publiques.Ces récits montrent que l’éducation, l’information et la protection ne sont pas des privilèges, mais des droits fondamentaux. Investir dans les filles, c’est investir dans un Maroc plus égalitaire, résilient et inclusif.UNFPA Maroc | Résilience 4 : Quand les filles deviennent actrices du changement
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23 juin 2026
Londres – Semaine d’action pour le climat- Message du Secrétaire général de l’ONU
Lors de son discours à Londres, le Secrétaire général de l’ONU a dressé un constat sans appel : notre monde fait face à un « Conte de deux crises » – la crise climatique et la crise énergétique – toutes deux alimentées par la dépendance aux combustibles fossiles.Il a rappelé que les onze dernières années ont été les plus chaudes jamais enregistrées et que les points de bascule planétaires – fonte accélérée des glaces, effondrement des récifs coralliens, perturbation des systèmes océaniques – sont désormais imminents.Face à cette urgence, il a présenté sept mesures prioritaires :Limiter strictement le dépassement du seuil de 1,5 °C et réduire drastiquement les émissions de CO₂ et de méthane.Refuser tout nouvel investissement dans le charbon, le pétrole et le gaz, et accélérer la transition vers les énergies propres.Encadrer l’impact environnemental de l’intelligence artificielle et garantir une transparence totale.Assurer une transition juste pour les travailleurs, les pays producteurs et les communautés locales.Renforcer l’adaptation et la résilience face aux catastrophes climatiques.Mobiliser des financements massifs et équitables, notamment pour l’Afrique, riche en ressources solaires mais encore trop peu soutenue.Protéger la science et l’intégrité de l’information contre la désinformation climatique.Le Secrétaire général a conclu en appelant à transformer ce « Conte de deux crises » en un récit unique de détermination, d’équité et de progrès partagé : tourner la page des combustibles fossiles et bâtir un avenir fondé sur les énergies renouvelables et la justice climatique.Voici le message intégral: Chers amis,Les crises apportent de la clarté.Et ici, à Londres – la ville de Dickens –, il apparaît clairement que notre monde fait face à un scénario digne d’un Conte de deux crises.Une crise climatique qui nous mène vers des températures toujours plus élevées et nous rapproche de points de bascule catastrophiques.Et une crise énergétique qui révèle l’irrationalité d’un monde dépendant des hydrocarbures.À première vue, ces crises peuvent sembler indépendantes l’une de l’autre.Mais elles ont en commun une même force destructrice :Les combustibles fossiles.Et elles exigent une même réponse :Une transition rapide et équitable vers des énergies propres, ainsi qu’un renforcement de l’adaptation, de la résilience et de la justice climatique pour les populations qui subissent déjà les effets des changements climatiques.Chers amis,Crise no 1 : le chaos climatique s’accélère sous nos yeux.Nous venons de vivre les onze années les plus chaudes jamais enregistrées.Les catastrophes climatiques sont de plus en plus fréquentes, de plus en plus destructrices et de plus en plus coûteuses.Et comme l’a signalé l’Organisation météorologique mondiale, ce n’est que le début.El Niño ne se contente pas de frapper à la porte. Il risque de faire s’effondrer la maison.En accentuant la hausse des températures. En perturbant l’approvisionnement en eau et en nourriture. Et en touchant de plein fouet les plus vulnérables.Il y a dix ans, les dirigeants mondiaux réunis à Paris ont convenu de limiter l’élévation de la température mondiale à 1,5 °C.Les scientifiques affirment désormais que les températures annuelles moyennes dépasseront ce seuil dans les années à venir.Notre mission consiste à limiter strictement le dépassement, à en réduire la durée et à faire baisser les températures en deçà de 1,5oC le plus rapidement possible.Chaque fraction de degré est importante.Chaque minute compte.Plus le dépassement est marqué et prolongé, plus nous risquons d’atteindre des points de bascule planétaires qui entraîneraient des transformations irréversibles.Aujourd’hui, le Conseil consultatif scientifique de l’ONU publie un rapport qui explique précisément ce qu’une telle situation impliquerait.Des écosystèmes coralliens poussés au bord de l’effondrement.Une fonte accélérée des calottes glaciaires du Groenland et de l’Antarctique occidental entraînant une élévation irréversible du niveau de la mer qui redessinerait les littoraux, provoquerait le déplacement de millions de personnes et menacerait l’existence de certaines nations insulaires.L’affaiblissement des principaux systèmes de circulation océanique qui régulent les régimes météorologiques et les précipitations.Et la transformation de certaines zones de la forêt amazonienne en écosystèmes de type savane.Chers amis,Les points de bascule de la Terre sont comme des objets dans le rétroviseur d’une voiture :Ils sont bien plus proches qu’il n’y paraît.Dans le même temps, nous faisons face à une seconde crise.Le conflit au Moyen-Orient a provoqué un choc énergétique d’une ampleur exceptionnelle.Selon l’Agence internationale de l’énergie, son ampleur est comparable à celle des crises pétrolières des années 1970… et des bouleversements qui ont suivi l’invasion de l’Ukraine par la Russie.Réunis.Pour de nombreux pays en développement, il ne s’agit pas seulement d’une crise énergétique.C’est une crise de la dette. Une crise alimentaire. Une crise du développement. J’ajouterais que tout accord de paix est le bienvenu et apporterait un soulagement indispensable. Mais ne nous y trompons pas : les répercussions risquent de s’inscrire dans la durée.Chers amis,Ces deux crises ont de nouveau mis en évidence les limites d’un modèle de développement dépassé.Un modèle fondé sur les combustibles fossiles, dans lequel un seul conflit peut bouleverser l’approvisionnement énergétique mondial, et un seul point de blocage provoquer une envolée des prix.Un modèle qui considère la nature comme une ressource inépuisable pouvant être exploitée sans conséquences.Un modèle qui a généré d’énormes richesses, mais qui a également creusé les inégalités et alimenté l’insécurité.Un modèle dans lequel les populations qui ont le moins contribué à provoquer ces crises paient pourtant le prix le plus élevé.La leçon est claire : ce modèle n’a pas d’avenir.La communauté internationale a reconnu ses limites en adoptant le Programme de développement durable à l’horizon 2030.Nous ne pouvons pas revenir en arrière.Nous ne pouvons pas continuer de miser sur un système fondé sur les énergies fossiles qui est à l’origine à la fois de la crise climatique et de la crise énergétique.Ce dont nous avons besoin, au plus vite, c’est de la volonté d’assurer la pleine réalisation des objectifs de développement durable.Pour allier prospérité et résilience.Croissance et durabilité.Perspectives et justice.La bonne nouvelle, c’est qu’une solution claire s’offre aujourd’hui à nous, ce qui n’était pas le cas lors des crises énergétiques précédentes.Une issue propre.Dans la plupart des pays du monde, les énergies renouvelables sont la source d’électricité nouvelle la moins chère, la plus rapide à mettre en place et la plus facile à déployer à grande échelle.Depuis 2010, le coût de l’énergie solaire a chuté de près de 90 %, celui de l’éolien terrestre de plus de 70 %, et celui du stockage par batterie de 95 %.L’an dernier, la production d’énergies éolienne et solaire a été supérieure à la croissance de la demande d’électricité au niveau mondial.L’énergie solaire a enregistré la plus forte augmentation annuelle jamais observée pour une source d’électricité.Plus de 90 % des nouvelles capacités de production d’électricité renouvelable mises en service dans le monde sont déjà moins coûteuses que les solutions fondées sur les combustibles fossiles les moins chères.Selon l’Agence internationale pour les énergies renouvelables, les capacités renouvelables existantes ont permis à l’économie mondiale d’économiser 480 milliards de dollars des États-Unis en coûts de combustibles fossiles pour la seule année 2025.Et elles ont permis d’éviter des émissions de dioxyde de carbone supérieures à celles produites annuellement par les États-Unis, l’Union européenne et le Japon – combinées.Par ailleurs, les énergies propres attirent près de deux fois plus de capitaux que les énergies fossiles.Cette dynamique est en grande partie attribuable aux pays importateurs de combustibles fossiles qui sont déterminés à s’affranchir de marchés énergétiques instables et imprévisibles.Ces pays comprennent une vérité fondamentale :Chaque unité d’énergie qu’ils produisent eux-mêmes est une unité de moins à acquérir sur un marché qu’ils ne contrôlent pas… par des voies d’approvisionnement qu’ils ne peuvent sécuriser… à un prix dicté par des aléas indépendants de leur volonté.Il n’y a pas d’embargos sur le soleil, ni de blocus sur le vent.Chers amis,Le verdict est tombé :L’indépendance énergétique ne peut se fonder sur la dépendance aux combustibles fossiles.Les énergies renouvelables constituent la pierre angulaire d’une véritable sécurité énergétique.L’électrification des transports, des bâtiments et de l’industrie est l’un des moyens les plus rapides de réduire les émissions et de mettre fin à la dépendance à l’égard des combustibles fossiles importés.Plus les économies fonctionnent à l’électricité propre, plus elles sont sûres, résilientes et compétitives.Alors comment tourner définitivement la page ?Permettez-moi de présenter sept mesures pour y parvenir.Premièrement, nous devons accélérer considérablement nos efforts pour limiter strictement l’ampleur et la durée de tout dépassement du seuil de 1,5 °C.La science nous indique clairement la marche à suivre :Les émissions doivent atteindre immédiatement leur pic… diminuer fortement au cours de cette décennie… et être ramenées au niveau net zéro à l’échelle mondiale d’ici à 2050.Toutefois, le monde s’écarte dangereusement de cet objectif.Les derniers plans nationaux en matière de climat ne permettraient de réduire les émissions mondiales que d’environ 10 % d’ici à 2035.Selon les scientifiques, les émissions doivent diminuer de 60 % au cours de cette même période pour que l’objectif de 1,5 °C reste atteignable.Les pays du G20, qui sont responsables d’environ 80 % des émissions mondiales, doivent être à la manœuvre.Tous les grands émetteurs doivent intensifier leur action.Et chaque pays doit aller au-delà de ses engagements.En accélérant la transition des combustibles fossiles vers les énergies propres, comme les gouvernements se sont engagés à le faire lors de la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques de 2023.En mettant fin à la déforestation et en restaurant la nature.Et en réduisant dans les plus brefs délais les émissions de dioxyde de carbone liées à la production et à la consommation de charbon, de pétrole et de gaz.Le CO₂ reste le principal facteur de réchauffement à long terme.Mais il est également temps de s’atteler à la réduction des émissions de méthane.Le méthane est responsable d’environ un tiers du réchauffement planétaire.Son pouvoir de réchauffement est environ quatre-vingt fois supérieur à celui du dioxyde de carbone.Mais, contrairement au CO₂, il se décompose dans l’atmosphère en l’espace d’une ou deux décennies.Cela signifie que des réductions drastiques pourraient entraîner une baisse sensible des températures en l’espace d’une génération.C’est pourquoi je lance aujourd’hui un appel à l’action mondial concernant le méthane.Trois secteurs sont visés.Le secteur des déchets : des mesures décisives doivent être prises pour réduire le gaspillage alimentaire, mettre fin aux dépôts sauvages de déchets et capter les émissions provenant des décharges et des eaux usées.Le secteur agricole : il faut réduire les émissions au moyen de solutions éprouvées permettant de renforcer la sécurité alimentaire et de protéger les moyens de subsistance des agriculteurs.Enfin, une attention particulière doit être portée au secteur qui est à l’origine des deux crises que traverse notre monde… et où des avancées immédiates sont possibles : l’industrie du charbon, du pétrole et du gaz.J’exhorte le secteur des énergies fossiles à passer à l’action et à prendre des mesures trop longtemps différées.L’Agence internationale de l’énergie estime qu’environ 70 % des émissions de méthane provenant du pétrole et du gaz pourraient être éliminées grâce aux technologies existantes, généralement à un coût net faible ou nul.Pourtant, rien qu’en 2025, quelque 167 milliards de mètres cubes de gaz brûlés à la torche ont été libérés dans l’atmosphère – l’équivalent de la consommation annuelle de l’Afrique.Le système d’alerte et d’intervention du Programme des Nations Unies pour l’environnement a émis plus de 5 000 alertes concernant des émissions de méthane dans 33 pays.Pourtant, le taux de réponse à l’échelle mondiale n’est que d’environ 12 %.Cela montre que les initiatives volontaires ne suffisent plus.Le monde a progressivement abandonné l’essence au plomb.Il a éliminé les substances chimiques qui appauvrissaient la couche d’ozone.La pollution au méthane doit être la prochaine sur la liste.J’appelle les gouvernements des pays producteurs et consommateurs à établir une nouvelle norme mondiale pour le secteur pétrolier et gazier visant à ramener les émissions de méthane à un niveau quasi nul tout au long de la chaîne de valeur.Deuxièmement, nous devons faire face à la crise énergétique actuelle sans accroître notre dépendance vis-à-vis des combustibles qui en sont à l’origine.Partout dans le monde, des voix influentes persistent à promouvoir de nouvelles mines de charbon, de nouveaux champs de pétrole et de nouvelles exploitations gazières.Et ce, alors même que le monde ne sera pas en mesure d’utiliser tous les combustibles fossiles déjà accessibles – sans parler de miser sur de nouveaux approvisionnements et infrastructures susceptibles de devenir obsolètes bien avant la fin de leur durée de vie économique.Soyons clairs : ce ne sont pas seulement des actifs qui se retrouveront bloqués, mais des économies entières.Le moteur de la croissance d’aujourd’hui et de demain, c’est l’énergie propre.Je comprends ce besoin, surtout en période de turbulences, de se raccrocher à ce qui nous est familier.La promesse d’un « statu quo » peut sembler rassurante pour certains.Mais cela revient à payer davantage pour une sécurité moindre.À céder à d’autres les industries et les emplois du XXIe siècle, alors même que les risques s’intensifient sur leur propre territoire.Ce n’est pas du leadership. C’est un repli.Et nous devons dire tout aussi clairement qui supportera le coût de ce renoncement :Les travailleurs et les travailleuses.Les familles en ressentent déjà les effets : factures plus élevées, incertitude grandissante, sentiment que le système ne fonctionne pas en leur faveur… tandis que les géants des énergies fossiles continuent d’enregistrer des profits records.Les huit plus grandes entreprises du secteur ont dégagé 6,5 milliards de dollars de bénéfices supplémentaires rien qu’au premier trimestre de cette année – dont un mois seulement coïncide avec la crise au Moyen‑Orient, sachant que les prix du pétrole et les profits ont continué de croître.Ces profits exceptionnels sont le fruit de la souffrance – de l’instabilité, des privations et de la dépendance.J’exhorte les pouvoirs publics à taxer ces entreprises.Je les engage aussi à utiliser ces recettes à bon escient, pour aider les familles et les populations vulnérables et accélérer la transition vers une énergie propre et d’un coût abordable.Pour autant, il ne suffit pas de supprimer les subventions et les incitations préjudiciables. Nous devons également lever les obstacles structurels qui entravent les projets d’énergie propre.Trop souvent, ces projets se heurtent à des délais d’attente considérables – parfois de plusieurs années – avant de pouvoir être raccordés au réseau.Les capacités de transmission sont insuffisantes.Les réseaux de distribution sont obsolètes.Le stockage ne suit pas le rythme.Les systèmes numériques ne sont pas encore assez intelligents ni assez flexibles.Et les connexions régionales et interrégionales restent trop limitées.Si nous voulons vraiment mener à bien cette transition, nous devons considérer les réseaux électriques comme des infrastructures stratégiques.L’ère de l’électrification exigera un développement massif des réseaux, des capacités de stockage et de la flexibilité des systèmes.Et nous avons besoin de règles adaptées au XXIe siècle.Les pouvoirs publics doivent instaurer un environnement propice à l’investissement, grâce à une planification modernisée, à des procédures d’autorisation accélérées et à une réforme de la réglementation.Troisièmement, face à la hausse constante de la demande énergétique, nous devons nous attaquer à l’une de ses sources de croissance les plus rapides : les centres de données liés à l’IA.L’intelligence artificielle peut accélérer le développement de solutions climatiques.Elle peut contribuer à guérir des maladies, à transformer l’éducation et à permettre à l’humanité de relever des défis qui semblaient précédemment hors de portée.Nous devons exploiter ce potentiel.Mais l’IA est très gourmande en terres, en eau et en énergie.Les centres de données nécessaires à son fonctionnement consomment déjà plus d’électricité que la plupart des pays.D’ici à 2030, ils pourraient consommer plus d’électricité que tous les pays sauf cinq, ainsi qu’un volume d’eau suffisant pour couvrir, pendant un an, les besoins essentiels des 1,3 milliard d’habitants de l’Afrique subsaharienne.Ils occupent également des terres, souvent dans des zones où les populations locales tirent peu d’avantages de leur implantation.Malgré ces préoccupations évidentes, les populations sont souvent laissées dans l’ignorance quant à l’impact environnemental des infrastructures qui se développent autour d’elles.C’est pourquoi je propose aujourd’hui une initiative en faveur de la transparence environnementale de l’IA.J’appelle toutes les grandes entreprises du secteur à mesurer et à rendre public l’impact environnemental de leurs systèmes – émissions de carbone, consommation d’eau et utilisation des terres – et à s’engager à alimenter l’ensemble de leurs centres de données au moyen d’énergies renouvelables d’ici à 2030.Il faut en finir avec les coûts cachés.Il faut cesser de faire peser le fardeau sur celles et ceux qui sont le moins à même de le supporter.Il est temps de jouer cartes sur table.Si l’IA doit contribuer à bâtir un avenir meilleur, les acteurs du secteur doivent être honnêtes sur ce qu’elle nous coûte aujourd’hui.Quatrièmement, nous devons assurer une transition juste.L’histoire nous livre une leçon sans appel :La plus grande menace n’est pas la transition elle-même, mais l’incapacité à la gérer.Tel est le risque auquel nous faisons face aujourd’hui.La transition énergétique n’avance pas de manière cohérente.Les investissements dans les énergies fossiles se poursuivent, malgré l’essor des énergies propres.Les pays évoluent dans des directions divergentes.Les producteurs se demandent ce que deviendront leurs recettes, leurs emplois et leurs économies.Les consommateurs se demandent si l’énergie restera abordable et fiable.Les pays en développement se demandent s’ils pourront rester compétitifs ou s’ils seront laissés pour compte.Et les travailleurs, les populations et les jeunes se demandent ce que cette transition signifie pour leur avenir.À ce stade, ces questions ne reçoivent pas de réponse coordonnée.Nous avons besoin d’une action commune, concrète et axée sur les résultats.D’un espace rassemblant producteurs et consommateurs, pays développés et pays en développement, et acteurs de la finance, de l’industrie, du monde du travail et de la société civile.Un espace consacré aux enjeux déterminants pour la réussite ou l’échec de cette transition.Comment mettre progressivement fin à notre dépendance aux énergies fossiles tout en intensifiant rapidement le développement des énergies propres ?Comment gérer les risques économiques auxquels sont exposés les pays qui dépendent des revenus des combustibles fossiles ?Comment accompagner les travailleurs et travailleuses et les populations dans le cadre d’une transition juste ?Et comment mobiliser les investissements à la vitesse et à l’échelle requises ?Je réunirai les dirigeantes et dirigeants en septembre afin d’avancer sur ces questions en amont de la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques – la COP31 – qui aura lieu en Türkiye.La nécessité d’une transition ne fait plus aucun doute.Elle sera maîtrisée ou chaotique… Équitable ou inégale… Source de stabilité… ou de divisions accrues.Nous pouvons encore en décider.J’insiste en outre sur le fait que l’énergie propre ne peut reposer sur des pratiques néfastes.Une transition juste suppose que les pays et les populations dont les territoires abritent les minéraux critiques nécessaires aux énergies propres de demain bénéficient pleinement de leurs retombées.Plus d’extraction sans développement.Cinquièmement, il est impératif de redoubler d’efforts pour protéger les populations des conséquences immédiates du chaos climatique.Même à pleine vitesse, nous ne pouvons échapper aux changements climatiques.Leurs effets se font d’ores et déjà sentir – ils s’accumulent et se renforcent mutuellement.Une sécheresse peut rapidement déboucher sur une crise alimentaire.Une tempête peut déclencher une crise de la dette.Une vague de chaleur peut se muer en urgence de santé publique.L’adaptation est essentielle.Elle sauve des vies, protège les foyers et les populations, renforce la résilience des économies face aux chocs et préserve la cohésion sociale.Pourtant, elle a longtemps été considérée comme un acte de charité.C’est une erreur.Les effets des changements climatiques bouleversent déjà le développement, la stabilité et la sécurité.Ils mettent à rude épreuve les systèmes alimentaires et hydriques, perturbent les chaînes d’approvisionnement, pèsent sur les finances publiques et aggravent la fragilité.Nous devons en tirer toutes les conséquences.L’adaptation doit être intégrée dans la planification et la prise de décision au niveau national, des stratégies de développement à la réglementation.Nous avons besoin de mécanismes d’assurance et de partage des risques plus efficaces.Nous avons besoin de dispositifs qui nous permettent d’agir en amont, avant que les chocs ne se transforment en catastrophes humanitaires et économiques.Nous devons renforcer notre préparation aux catastrophes et veiller à ce que notre initiative « Alertes précoces pour tous » soit pleinement mise en œuvre.Et les pays développés doivent honorer l’engagement qu’ils ont pris de longue date de doubler le financement de l’adaptation, avec l’objectif clairement établi de le tripler.Cela nous amène au sixième point : tout cela suppose des financements qui soient à la mesure de l’ampleur et de l’urgence de ces deux crises et qui soient répartis équitablement.Aujourd’hui, le système financier mondial laisse de côté les pays qui ont le plus besoin d’un soutien.Il surestime les risques… tout en sous-estimant les opportunités.De nombreux pays en développement font face à des coûts d’emprunt liés aux énergies propres et à la résilience qui peuvent être deux à trois fois supérieurs à ceux des économies plus avancées.Des pays dotés d’un fort potentiel dans le domaine des renouvelables se trouvent exclus de la révolution des énergies propres.Il suffit de se tourner vers le vaste continent africain.L’Afrique abrite 60 % des meilleures ressources solaires au monde. 30 % des minéraux critiques. Et un cinquième de la population mondiale.Pourtant, elle ne reçoit que 2 % des investissements mondiaux dans le secteur.Dans le même temps, plus de 600 millions d’Africaines et d’Africains restent privés d’accès à l’électricité.C’est à la fois une injustice et une occasion ratée, pour l’Afrique comme pour le monde.Les pays développés doivent tenir leurs engagements, notamment en contribuant au Fonds permettant de faire face aux pertes et préjudices et au Fonds vert pour le climat.Les 300 milliards de dollars promis aux pays en développement doivent être versés, et des mesures concrètes doivent être prises pour mobiliser 1 300 milliards de dollars par an d’ici à 2035.Dans un contexte de contraction de l’aide, nous devons également libérer le potentiel catalyseur des banques multilatérales de développement et, plus largement, du système de financement du développement, afin de soutenir le financement d’infrastructures de long terme telles que les réseaux électriques, les transports en commun et les systèmes d’approvisionnement en eau.Des réformes et des décisions récentes ont permis d’accroître la capacité de prêt des banques multilatérales de développement de 600 à 800 milliards de dollars.Celles-ci doivent mobiliser ces ressources de manière résolue pour financer les infrastructures de demain et l’adaptation aux changements climatiques.Elles doivent également adapter leurs instruments à l’ampleur et à l’horizon temporel du défi, notamment en proposant des financements à 50 ans lorsque cela s’avère nécessaire.Mais il faut aller plus loin.La capacité de prêt des banques multilatérales de développement doit être encore renforcée par leurs actionnaires, notamment au moyen d’une recapitalisation ambitieuse et de nouvelles réformes.Face à la réduction de la marge de manœuvre budgétaire, chaque dollar public doit être utilisé de manière plus efficace et plus innovante afin de catalyser des financements privés.Cela suppose de renforcer les garanties et de développer les financements en monnaie locale, les financements mixtes et autres instruments de partage des risques afin de réduire le coût du capital et d’attirer les investissements privés, en particulier dans les pays en développement où les risques sont perçus comme élevés.Cela suppose aussi de mobiliser des sources de financement supplémentaires – qu’il s’agisse de prélèvements de solidarité sur les secteurs à fortes émissions, de conversions de dettes en investissements climatiques, de recettes issues des marchés du carbone ou de la mobilisation du secteur philanthropique.Enfin, cela suppose de veiller à ce que l’ensemble des institutions financières – publiques comme privées – alignent leurs activités sur l’Accord de Paris et sur les réalités d’un monde en réchauffement.En définitive, l’enjeu est simple : Nous devons acheminer des capitaux vers les pays en développement à un rythme, à une échelle et à un coût conformes aux exigences du moment, afin de faire face à la crise climatique, de stimuler une croissance plus forte et plus résiliente et de faire progresser la réalisation des objectifs de développement durable.Enfin, septièmement, nous devons protéger la science – et la vérité elle-même.La science permet à l’humanité d’anticiper les risques avant que les catastrophes ne surviennent.Pourtant, la désinformation se propage, délibérément utilisée pour retarder l’action climatique, à consolider des intérêts particuliers et à miner la confiance.Nous devons agir pour préserver l’indépendance scientifique ;Renforcer la confiance dans les données factuelles et les institutions ;Protéger celles et ceux qui défendent les droits humains ainsi que les journalistes qui informent sur les enjeux climatiques et environnementaux ;Et veiller à ce que chacun et chacune ait accès à des informations fiables, crédibles et fondées sur des données scientifiques.L’ONU a lancé une initiative mondiale pour l’intégrité de l’information sur les changements climatiques afin de contribuer à la réalisation de cet objectif.Les faits comptent. La science compte. L’intégrité de l’information compte.Chers amis,Permettez-moi de conclure comme j’ai commencé : avec Dickens.Pour l’action climatique, nous vivons à la fois le meilleur et le pire des temps.Le pire, parce que les effets des changements climatiques s’intensifient, que des points de bascule se profilent à l’horizon et que la crise énergétique a mis en lumière les risques majeurs liés à la dépendance aux combustibles fossiles.Mais aussi le meilleur, car la révolution des énergies renouvelables est en marche.Une révolution portée par l’énergie propre, l’électrification, la baisse des coûts et des ambitions croissantes, qui ouvre de vastes perspectives.Une révolution capable de libérer les pays de la volatilité des marchés des combustibles fossiles, d’élargir l’accès à l’énergie, de renforcer la sécurité, de créer des emplois, d’améliorer la qualité de l’air, de restaurer les écosystèmes et d’ouvrir la voie à un avenir plus sûr.Il nous appartient aujourd’hui de saisir cette occasion sans précédent – et d’assumer l’énorme responsabilité qui l’accompagne – de transformer ce Conte de deux crises en un récit unique, fait de détermination, d’équité et de progrès partagé. Nous pouvons enfin tourner la page des combustibles fossiles et bâtir un avenir alimenté par les énergies renouvelables et fondé sur la justice climatique.Le moment de la décision est venu. Le moment de la vérité. Le moment à saisir.Ne le laissons pas passer.Je vous remercie.
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Histoire
18 juin 2026
Journée internationale de la lutte contre les discours de haine
Les discours de haine constituent la première étape vers la déshumanisation, ouvrant trop souvent la voie à la violence, aux conflits et aux crimes atroces. Ils visent des groupes particuliers — femmes, migrants, réfugiés, personnes LGBTQIA+, personnes en situation de handicap et autres minorités — et servent trop souvent des objectifs politiques.À l’ère du numérique, les discours de haine se propagent plus rapidement que jamais, amplifiés par des plateformes non réglementées et exacerbés par l’intelligence artificielle. Trop d’algorithmes valorisent l’indignation et la division, encouragent le mensonge pour obtenir des « likes » et incitent à la violence pour générer des vues. L’anonymat en ligne complique également la possibilité de demander des comptes aux auteurs.Il est possible d’enrayer cette spirale dangereuse par des solutions concrètes, en formant à reconnaître et à rejeter les discours de haine, en soutenant les personnes visées et en exigeant des interventions plus fermes de la part des gouvernements et des entreprises technologiques. Les États sont expressément tenus par le droit international de lutter contre l’incitation à la haine et de promouvoir l’inclusion, le respect de la diversité et la solidarité. La liberté d’expression ne saurait par ailleurs servir de prétexte à des messages nuisibles.La Stratégie et le Plan d’action des Nations Unies pour la lutte contre les discours de haine montrent la voie à suivre, tandis que les Principes mondiaux pour l’intégrité de l’information tracent la voie vers l’instauration d’un écosystème numérique plus sûr et plus éthique.En cette cinquième Journée internationale de la lutte contre les discours de haine, rejetons les préjugés sous toutes leurs formes et œuvrons ensemble à l’édification d’un monde fondé sur les droits humains, la dignité et le respect.
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Communiqué de presse
08 juin 2026
AVIS AUX MÉDIAS
Marrakech, 8 juin – Les journalistes sont invités à couvrir le deuxième Forum international des procureurs luttant contre la traite des personnes et le trafic de migrants, qui se tiendra du 9 au 11 juin à Marrakech, Maroc.L’événement sera ouvert par S.E. Abdellatif Ouahbi, ministre de la Justice du Maroc ; S.E. Hicham Balaoui, Président du Ministère public ; et M. Ilias Chatzis, Chef par intérim de la Section de la criminalité organisée de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC).Organisé par l’ONUDC avec le soutien financier de l’Union européenne, le Forum réunira des procureurs de plus de 60 pays afin de renforcer la coopération internationale contre les réseaux criminels organisés impliqués dans la traite des personnes et le trafic de migrants.Durant trois jours, les participants examineront les tendances émergentes et les méthodes criminelles en évolution, notamment l’utilisation croissante des plateformes numériques, des communications chiffrées et du recrutement en ligne par les réseaux de traite et de trafic.Les discussions porteront également sur le renforcement des enquêtes financières pour tracer et confisquer les profits criminels, l’amélioration du partage de preuves transfrontalières et le développement d’enquêtes et de poursuites conjointes.Le Forum permettra aux participants d’échanger leurs expériences opérationnelles, d’identifier les défis communs et de développer des mécanismes plus solides de coordination régionale et internationale, tout en dotant les procureurs d’outils et de stratégies pratiques pour répondre plus efficacement à des affaires transnationales de plus en plus complexes et en renforçant les efforts mondiaux pour démanteler les réseaux criminels qui exploitent les personnes vulnérables à des fins lucratives.Les journalistes sont invités à assister à l’ouverture du Forum et à interviewer certains participantsPour l’accréditation des médias et les demandes d’interviews, veuillez contacter :
Mme Alejandra Silva
Chargée d’information publique
Section Traite des personnes et trafic de migrants – ONUDC
Email : alejandra.silvagarduno@un.org
Mme Alejandra Silva
Chargée d’information publique
Section Traite des personnes et trafic de migrants – ONUDC
Email : alejandra.silvagarduno@un.org
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Communiqué de presse
16 avril 2026
Signature d’une declaration d’engagements communs entre l’initiative nationale pour le developpement humain et le systeme des Nations Unies pour le developpement
Rabat, le 16 avril 2026 – Dans un contexte marqué par la mise en œuvre du Nouveau Modèle de Développement du Royaume du Maroc et l’accélération des réformes en matière de développement humain, le Ministère de l’Intérieur, à travers la Coordination nationale de l’Initiative Nationale pour le Développement Humain (INDH), et le Système des Nations Unies pour le Développement au Maroc (SNUD) , ont réaffirmé aujourd’hui à Rabat leur engagement commun en faveur d’un partenariat stratégique renforcé au service d’un développement humain durable, inclusif et équitable.La signature de la Déclaration d’Engagements Communs marque une nouvelle étape dans la consolidation de la coopération entre l’INDH et le SNUD. Elle s’inscrit en alignement avec le cadre de Coopération des Nations Unies pour le Développement Durable (UNSDCF 2023-2027) et traduit une volonté partagée de renforcer des interventions plus intégrées, innovantes et orientées vers l’impact.Cette dynamique repose sur une vision commune centrée sur la territorialisation des politiques publiques, la réduction des inégalités sociales et territoriales, ainsi que l’amélioration de l’efficacité des interventions en matière de développement humain, en cohérence avec les orientations du Nouveau Modèle de Développement du Royaume du Maroc.La Déclaration d’Engagements Communs structure la coopération autour de quatre domaines prioritaires :Inclusion économique et sociale, notamment à travers l’autonomisation des jeunes et des femmes, le soutien à l’entrepreneuriat et la promotion de l’économie sociale et solidaire ; Éducation inclusive et de qualité, avec un accent sur la réduction des inégalités d’accès, la contribution à la lutte contre le décrochage scolaire et l’amélioration des conditions d’apprentissage dans les territoires vulnérables ; Accès équitable aux services de santé de base, en renforçant les approches communautaires et en intégrant les déterminants sociaux de la santé ; Renforcement des capacités institutionnelles et de gouvernance, notamment en matière de suivi et d’évaluation, de gestion des données et de modernisation des systèmes d’information. Un mécanisme conjoint de gouvernance sera mis en place afin d’assurer le suivi stratégique et opérationnel de cette Déclaration, à travers un Comité de Pilotage coprésidé par le Wali-coordinateur national de l’INDH et la Coordonnatrice résidente du Système des Nations Unies pour le Développement au Maroc, ainsi qu’un Comité technique dédié à la mise en œuvre des initiatives convenues.Cette Déclaration illustre la volonté commune des deux institutions de faire du partenariat INDH–SNUD un levier structurant au service de l’accélération du développement humain au Maroc. Bureau de la Coordinatrice Résidente du Système des Nations Unies pour le Développement au Maroc Monsieur Anass El Yamani, Partnerships and Development Finance Officer Email : anass.elyamani@un.org Tél 0668 52629
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Communiqué de presse
08 janvier 2026
Lancement du rapport sur la situation et les perspectives de l'économie mondiale en 2026 (World Economic Situation and Prospects, WESP)
New York, le 8 janvier 2026 – Selon le rapport sur la situation et les perspectives de l'économie mondiale en 2026 (World Economic Situation and Prospects, WESP) publié ce jour par les Nations Unies, la production économique mondiale devrait croître de 2,7 % en 2026, soit légèrement moins que les 2,8 % estimés pour 2025 et bien en deçà de la moyenne de 3,2 % enregistrée avant la pandémie. En 2025, une résilience inattendue face à la forte augmentation des droits de douane aux États Unis, soutenue par la solidité des dépenses de consommation et le ralentissement de l'inflation, a contribué à soutenir la croissance. Cependant, des faiblesses sous-jacentes persistent. La faiblesse des investissements et la marge de manœuvre budgétaire limitée pèsent sur l'activité économique, faisant craindre que l'économie mondiale ne s’engage durablement dans une trajectoire de croissance plus lente qu'avant la pandémie. Le rapport note qu'un apaisement partiel des tensions commerciales a contribué à limiter les perturbations du commerce international. Toutefois, l'impact de la hausse des droits de douane, associé à des incertitudes macroéconomiques accrues, devrait devenir plus évident en 2026. De plus, si les conditions financières se sont détendues grâce à l'assouplissement monétaire et à l'amélioration du sentiment économique, les risques restent élevés compte tenu des valorisations tendues, en particulier dans les secteurs liés aux progrès rapides de l'intelligence artificielle. Parallèlement, le niveau élevé de la dette et les coûts d'emprunt limitent la marge de manœuvre politique, en particulier pour de nombreuses économies en développement. « Une combinaison des tensions économiques, géopolitiques et technologiques est en train de remodeler le paysage mondial, générant une nouvelle incertitude économique et des vulnérabilités sociales », relève le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres. « De nombreuses économies en développement continuent de connaître des difficultés et, par 1 conséquent, les progrès vers la réalisation des Objectifs de développement durable restent lointains pour une grande partie du monde. » Perspectives économiques régionales : une expansion globalement stable, mais inégale La croissance économique aux États-Unis devrait atteindre 2,0 % en 2026, contre 1,9 % en 2025, soutenue par l'assouplissement monétaire et budgétaire. Toutefois, le ralentissement du marché du travail devrait peser sur la dynamique. Dans l'Union européenne, la croissance économique devrait s'établir à 1,3 % en 2026, soit une baisse de 1,5 % par rapport à 2025, car la hausse des droits de douane américains et l'incertitude géopolitique persistante freinent les exportations. Au Japon, la production devrait augmenter de 0,9 % en 2026, contre 1,2 % en 2025, une modeste reprise intérieure compensant en partie la détérioration des conditions extérieures. Dans la Communauté des États indépendants et en Géorgie, la croissance devrait s'établir à 2,1 % en 2026, pratiquement inchangée par rapport à 2025, même si la guerre en Ukraine continue de peser sur les conditions macroéconomiques. En Asie de l'Est, la croissance devrait s'établir à 4,4 % en 2026, contre 4,9 % en 2025, à mesure que l'effet stimulant des exportations anticipées s'estompe. L'économie chinoise devrait croître de 4,6 %, soit un peu moins qu'en 2025, grâce à des mesures politiques ciblées. En Asie du Sud, la croissance devrait s'établir à 5,6 % en 2026, en baisse par rapport à 5,9 %, sous l'impulsion de l'expansion de 6,6 % de l'Inde, soutenue par une consommation résiliente et des investissements publics substantiels. En Afrique, la production devrait croître de 4,0 % en 2026, en légère hausse par rapport à 3,9 % en 2025 ; toutefois, l'endettement élevé et les chocs liés au climat constituent des risques importants. En Asie occidentale, le PIB devrait croître de 4,1 % en 2026, contre 3,4 % en 2025, mais la région reste exposée à des tensions géopolitiques et à des risques sécuritaires. En Amérique latine et dans les Caraïbes, la production devrait augmenter de 2,3 % en 2026, en légère baisse par rapport aux 2,4 % enregistrés en 2025, dans un contexte de croissance modérée de la demande des consommateurs et de légère reprise des investissements. Le commerce international confronté à des vents contraires ; les investissements restent modérés Le commerce mondial s'est montré résilient en 2025, avec une croissance de 3,8 % supérieure aux prévisions malgré une incertitude politique élevée et une hausse des droits de douane. Cette expansion a été tirée par les exportations anticipées en début d'année et par la forte croissance du commerce des services. Toutefois, cette dynamique devrait s'essouffler et l’on s’attend à un ralentissement de la croissance du commerce à 2,2 % en 2026. 2 Dans le même temps, la croissance des investissements est restée modérée dans la plupart des régions, pénalisée par les tensions géopolitiques et les conditions budgétaires restrictives. L'assouplissement monétaire et les mesures budgétaires ciblées ont soutenu les investissements dans certaines économies, tandis que les progrès rapides de l'intelligence artificielle ont alimenté des poches de dépenses d'investissement importantes sur quelques grands marchés. Le rapport met toutefois en garde contre le fait que les gains potentiels de l'IA, lorsqu'ils se concrétiseront, risquent d'être répartis de manière inégale, ce qui pourrait aggraver les inégalités structurelles existantes. L'inflation continue de ralentir, mais les pressions sur le coût de la vie persistent Le rapport souligne également que les prix élevés restent un défi mondial majeur, même si la désinflation s'est poursuivie. L'inflation globale est passée de 4,0 % en 2024 à environ 3,4 % en 2025 et devrait encore ralentir pour s'établir à 3,1 % en 2026. Si l'inflation globale s'est modérée, la hausse des prix continue de peser sur les revenus réels. Contrairement à la flambée mondiale synchronisée des années précédentes, les tendances inflationnistes sont devenues plus inégales, influencées par des goulets d'étranglement récurrents dans l'offre dans un contexte de risques géopolitiques et climatiques croissants. Les décideurs politiques sont confrontés à un paysage inflationniste de plus en plus complexe, où les risques liés à l'offre exigent une approche mieux coordonnée et plus prospective. La politique monétaire reste centrale, mais elle doit s'accompagner de cadres budgétaires crédibles et de mesures sociales ciblées pour protéger les groupes vulnérables. Les politiques sectorielles jouent également un rôle en développant les capacités de production et en renforçant les chaînes d'approvisionnement, en particulier dans les domaines de l'alimentation, de l'énergie et de la logistique. Une action coordonnée entre les politiques monétaires, budgétaires et industrielles sera essentielle pour gérer les pressions persistantes sur les prix sans compromettre la stabilité sociale ou la croissance à long terme. « Même si l'inflation recule, les prix élevés et toujours en hausse continuent d'éroder le pouvoir d'achat des plus vulnérables », relève Li Junhua, Secrétaire général adjoint des Nations Unies aux affaires économiques et sociales. « Pour que la baisse de l'inflation se traduise par de réelles améliorations pour les ménages, il faut préserver les dépenses essentielles, renforcer la concurrence sur les marchés et s'attaquer aux facteurs structurels à l'origine des chocs récurrents sur les prix. » Appel à une action multilatérale renouvelée Le rapport souligne que, pour traverser une ère de réalignements commerciaux, de pressions persistantes sur les prix et de chocs climatiques, une coordination mondiale renforcée et une 3 action collective décisive seront indispensables, à un moment où les tensions géopolitiques s'intensifient, où les politiques se replient sur elles-mêmes et où l'élan en faveur de solutions multilatérales s'affaiblit. Des progrès durables dépendront du rétablissement de la confiance, du renforcement de la prévisibilité et du renouvellement de l'engagement en faveur d'un système commercial multilatéral ouvert et fondé sur des règles. L'Engagement de Séville, document final issu de la Quatrième Conférence internationale sur le financement du développement, propose une feuille de route prospective pour renforcer la coopération multilatérale, réformer l'architecture financière internationale et accroître le financement du développement. La mise en œuvre de ses priorités clés – notamment des modalités de restructuration de la dette plus claires et un élargissement du financement concessionnel et climatique – est essentielle pour réduire les risques systémiques et favoriser une économie mondiale plus stable et équitable. ~ Le rapport sur la situation et les perspectives de l'économie mondiale en 2026 sera disponible le 8 janvier à 12h45 (heure de New York) sur le site desapublications.un.org. Hashtag : #WorldEconomyReport Contacts presse : Martin Samaan, Département de la communication globale de l’ONU, samaanm@un.org Helen Rosengren, Département des affaires économiques et sociales de l’ONU, rosengrenh@un.org 4
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Communiqué de presse
10 décembre 2025
Célébration de la semaine mondiale de sensibilisation à la résistance aux antimicrobiens (RAM) du 18 au 24 novembre 2025
– Rabat, 19 novembre 2025 – A l’occasion de la semaine mondiale de sensibilisation à la résistance aux antimicrobiens (RAM), l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et l’Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) au Maroc organisent une série d’activités afin de sensibiliser un large éventail d’audiences à l’importance de la lutte contre le phénomène de la résistance aux antimicrobiens. Entre le 18 et le 24 novembre, des actions de sensibilisation et de plaidoyer seront organisées ciblant le grand public, les professionnels de la santé humaine et animale, et les étudiants en médecine et médecine vétérinaire. Organisées sous le thème « Agissons maintenant : protégeons notre présent, sécurisons notre avenir », ces actions ont pour objectif de souligner l’importance et l’urgence d’agir de manière concertée pour faire face à la RAM. La RAM s’impose comme l’une des menaces globales les plus graves pour la santé mondiale, la sécurité alimentaire et l’environnement. La RAM survient lorsque des bactéries, des champignons et des parasites ne répondent plus aux antimicrobiens. En raison de cette résistance, les antibiotiques et autres agents antimicrobiens deviennent inefficaces, ce qui augmente le risque de propagation de maladies graves et de décès. Dans la Région de la Méditerranée orientale, les chiffres sont alarmants. Les dernières données du Système mondial de surveillance de la résistance aux antimicrobiens et de l’utilisation des antimicrobiens (GLASS) de l’OMS révèlent qu’en 2023, près d’une infection bactérienne sur trois dans la région était résistante aux antibiotiques, l’un des taux les plus élevés au monde. Une action à l’échelle mondiale La Semaine mondiale de sensibilisation à la RAM est une campagne regroupant l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), l’Organisation mondiale de la santé animale (OMSA) et le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE). Elle vise à sensibiliser et à améliorer la compréhension de la RAM, et à encourager la prise d’initiatives à l’échelle mondiale en mettant en avant l’approche «Une seule santé» intégrant la santé humaine, animale, végétale et environnementale. Le thème de cette année, « Agissons maintenant : protégeons notre présent, sécurisons notre avenir », souligne l’urgence d’une action audacieuse et concertée pour lutter contre la RAM et appelle à transformer les engagements en interventions concrètes qui sauvent des vies : améliorer la surveillance de la résistance, promouvoir l’utilisation prudente et responsable des antimicrobiens, investir pour garantir un accès équitable aux médicaments, aux diagnostics et aux vaccins de qualité, et mettre en œuvre des mesures efficaces de biosécurité, de prévention et de contrôle des infections dans les domaines de la santé humaine, animale et environnementale. Qu’il s’agisse des professionnels de santé, des responsables hospitaliers, des agriculteurs, des industriels ou des individus ; chaque action compte. À cette occasion, l’OMS et la FAO appellent : • Les professionnels de santé humaine et animale à prescrire les antimicrobiens de manière responsable et à sensibiliser les patients à leur bon usage. • Les décideurs à financer les programmes RAM, à appliquer les réglementations limitant les abus et à soutenir l’innovation. • Les agriculteurs-éleveurs à adopter des pratiques de biosécurité, de prévention, et d’utilisation raisonnée des antimicrobiens. • Les industriels à préserver l’environnement en souscrivant au traitement des eaux usées. • Les individus à adopter une bonne hygiène, en ne prenant les antimicrobiens que sur prescription médicale, et en maintenant leurs vaccinations à jour. • Les médias à diffuser des informations fiables et à mettre en avant les réussites. Pour en savoir plus sur la résistance aux antimicrobiens, visitez : https://www.who.int/fr/news-room/fact-sheets/detail/antimicrobial-resistance
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Communiqué de presse
21 novembre 2025
Concours « Paroles d’Égalité : Rap et Slam pour des Espaces Numériques Sûrs »
Rabat, le 21 novembre 2025 - Le Système des Nations Unies pour le développement organise, en partenariat avec le Ministère de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication, l’Institut français de Rabat et l’Association Hip Hop Family, un concours de rap et de slam destiné aux jeunes. Intitulé « Paroles d’Égalité : Rap et Slam pour des Espaces Numériques Sûrs », ce concours vise à sensibiliser les jeunes générations et à mobiliser le grand public autour de l’égalité entre les sexes et de la lutte contre les violences faites aux femmes et aux filles, en particulier les violences numériques.Les jeunes passionné·e·s de rap ou de slam sont invité·e·s à exprimer leur talent à travers une vidéo mettant en lumière des thèmes liés à la prévention et à la lutte contre toutes les formes de violences en ligne (cyberharcèlement, diffusion non consentie d’images, chantage, menaces, etc.), aux expériences et récits de survivantes, et/ou au rôle des hommes et des garçons dans la promotion d’espaces numériques sûrs et inclusifs.Les performances peuvent être réalisées en arabe, amazigh, français ou anglais et seront évaluées par un jury composé de représentant·e·s des institutions organisatrices. Les trois meilleures prestations seront récompensées lors d’une cérémonie de remise des prix qui se tiendra à Rabat, offrant aux lauréat·e·s des opportunités de visibilité et de soutien.Ce concours s’inscrit dans le cadre de la campagne mondiale des 16 jours d’activisme contre les violences fondées sur le genre, organisée chaque année du 25 novembre, Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, au 10 décembre, Journée internationale des droits humains.La date limite de participation est fixée au 3 décembre 2025. Pour plus d'informations, rendez-vous sur ce lien. Contacts médias : Imane Aoun | Chargée de communication – Bureau d’ONU Femmes au Maroc : imane.aoun@unwomen.orgKhadija Del-lero | Chargée de communication régionale et de l'engagement public - Bureau de l'UNESCO pour le Maghreb : k.del-lero@unesco.org
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