En janvier 2026, le Palais des Congrès Rabat Bouregreg s’est transformé en un lieu vibrant de témoignages et d’espoir. Ce jour-là, on célébrait la clôture du projet Girls Impact Bonds (GIB), une aventure commencée en 2023 et qui, en deux années seulement, a changé la trajectoire de milliers de jeunes filles marocaines.
Tout avait commencé par une idée audacieuse : investir dans l’avenir des filles en situation de vulnérabilité, celles qu’on appelle souvent les NEET – ni en éducation, ni en emploi, ni en formation. Sous le leadership du Ministère de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication, avec l’appui de l’UNFPA et le soutien de l’AECID, le projet s’est déployé dans deux régions : l’Oriental et le Souss-Massa.
Dans les Dar Taliba, les écoles de la deuxième chance, les foyers féminins, les espaces santé jeunes et même les centres de détention, des initiatives novatrices ont vu le jour. Plus de 2100 jeunes filles ont bénéficié directement de services intégrés, tandis que près de 15 000 autres ont été sensibilisées à de nouvelles opportunités. Pour beaucoup, ce fut la première fois qu’elles se sentaient véritablement accompagnées, écoutées et outillées pour construire leur avenir.
L’approche du projet reposait sur une conviction forte : la collaboration. Institutions nationales, société civile et secteur privé ont uni leurs forces pour expérimenter un modèle inédit, basé sur les résultats et la responsabilité partagée. Ce n’était pas seulement un programme, mais une nouvelle manière de penser le développement, où l’investissement se mesure en vies transformées.
La cérémonie de clôture fut un moment d’émotion. Sur scène, des jeunes filles racontaient leur parcours : certaines avaient retrouvé confiance en elles grâce à une formation, d’autres avaient lancé une petite activité génératrice de revenus, d’autres encore avaient repris le chemin de l’école. Leurs histoires étaient des symboles de résilience et de transformation.
Mais ce n’était pas seulement un bilan. C’était aussi une projection vers l’avenir. Les partenaires ont partagé une feuille de route multisectorielle, destinée à inscrire durablement l’autonomisation des filles dans les priorités nationales. Le dialogue s’est ouvert sur la pérennisation et la mise à l’échelle de cette approche, pour que l’impact dépasse les deux régions pilotes et touche l’ensemble du pays.
Ainsi, le Girls Impact Bonds n’est pas seulement un projet qui s’achève. C’est une histoire qui continue, portée par la conviction que chaque fille, quel que soit son contexte, mérite de rêver, d’apprendre et de s’épanouir.